Conférence internationale à Bruxelles sur la réhabilitation du droit international au Sahara occidental et les obligations de la communauté internationale

Une conférence internationale intitulée « Réhabiliter le droit international : le cas du Sahara occidental et les obligations de la communauté internationale » s’est ouverte, vendredi matin à Bruxelles. Elle met en lumière les violations liées à l’occupation marocaine au Sahara occidental, ainsi que les risques de remise en cause du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, avec la participation d’un groupe important d’experts juridiques.
Parmi les participants figurent notamment Pierre Galand, président de la Coordination européenne de soutien au peuple sahraoui (Eucoco), Isaias Barrenada, professeur de relations internationales à l’Université Complutense de Madrid, Manfred Hinz, professeur à l’Université de Brême (Allemagne), Ben Kioko, ancien conseiller juridique principal de la Commission de l’Union africaine, Juan Soroeta, professeur de droit international à l’Université du Pays basque, ainsi que Carlos Ruiz Miguel, expert en droit constitutionnel.
Cette conférence vise à souligner que le respect du droit international constitue la seule garantie de la sécurité et de la stabilité internationales, et que toute tentative de le contourner ou de le violer aurait de graves conséquences sur la paix et la sécurité dans le monde.
Les travaux de la conférence s’articulent autour de trois axes principaux. Le premier axe politique insiste sur le droit à l’autodétermination comme seule voie de règlement des conflits de décolonisation, notamment dans le cas du Sahara occidental, où le peuple sahraoui est seul habilité à déterminer le statut final du territoire, conformément aux principes de la Charte des Nations unies.
Le deuxième axe porte sur la souveraineté des peuples concernés sur leurs ressources naturelles, ainsi que sur leur droit exclusif d’en bénéficier, avec la nécessité de leur consentement pour tout accord économique impliquant ces ressources avec des parties tierces. Dans ce cadre, il sera dénoncé la signature par l’Union européenne d’un nouvel accord commercial avec le Maroc incluant les ressources du Sahara occidental, en contradiction avec les arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne.
Le troisième axe traite des droits de l’homme dans les territoires occupés et de la responsabilité de la communauté internationale. Il met en avant la persistance des violations des droits des civils sahraouis et la situation d’impunité, en raison de l’absence de mécanismes efficaces au sein des Nations unies pour garantir le respect des droits humains dans la région.
Parmi les conférences prévues figurent notamment : « Le droit international, les Nations unies et l’Union africaine : le cas du Sahara occidental », « Le Conseil de sécurité et la question sahraouie », « Les Nations unies et le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination », « L’Union africaine et le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination », ainsi que « La Cour de justice de l’Union européenne, la question du Sahara occidental et le principe d’autodétermination ».



