Commémoration de l’Intifada de Zemla: des activistes sahraouis agressés par les forces marocaines
Des militants sahraouis ont été violemment agressés par les forces d’occupation marocaines à la fin d’un rassemblement commémorant le 55e anniversaire de l’Intifada de Zemla, le soulèvement historique mené par feu Mohamed Sidi Brahim Bassiri, le 17 juin 1970, contre l’Espagne coloniale, rapportent dimanche des médias sahraouis.
Les forces marocaines, en uniforme et en civil, ont violemment battu les participants à ce rassemblement, dont le président du comité sahraoui pour le droit à l’autodétermination, Ddach Mohamed et le membre de l’Initiative sahraouie contre l’occupation marocaine (ISACOM), Mustapha Dah, ainsi qu’un défenseur des droits humains bien connu au Sahara occidental occupé, en occurrence Brahim Farrik, précise la même source.
Malgré l’interdiction stricte des rassemblements politiques sahraouis par le Maroc, les militants sahraouis se sont réunis pour honorer l’héritage de l’Intifada de Zemla, un moment décisif dans la lutte des Sahraouis pour la liberté.
Les participants ont affirmé que ce soulèvement demeure un pilier de la résistance sahraouie et une source d’inspiration dans leur lutte continue pour l’indépendance et l’autodétermination du peuple sahraoui. Ils ont honoré, à cette occasion, Mohamed Hammia, un militant de la résistance civile de l’Intifada de Zemla, saluant son dévouement à la cause sahraouie.
L’Intifada de Zemla constitue le premier soulèvement de masse au Sahara occidental lorsque des centaines de Sahraouis, menés par Bassiri, ont protesté contre le régime colonial espagnol à Laâyoune, rappelle la même source, soulignant que la réponse espagnole a été brutale : Bassiri est porté disparu et son mouvement a été écrasé.
Aujourd’hui, le Maroc qui occupe militairement le Sahara occidental depuis 1975, accélère le rythme de répression des manifestations, interdisant toute commémoration de la résistance sahraouie, relève la même source, ajoutant que « la violente répression contre le rassemblement de cette année prouve que l’occupant craint encore le pouvoir unificateur de cette Intifada ».




