Cisjordanie occupée: l’ONU condamne les attaques de colons masqués

Le bureau des droits humains des Nations Unies a fermement condamné, vendredi, les attaques menées ces derniers jours par des groupes de colons masqués en Cisjordanie occupée.
Jugeant ces images « révoltantes », le Haut-Commissariat aux droits de l’homme y voit le signe d’une recrudescence plus large des violences visant les Palestiniens.
Selon l’organisation, plusieurs personnes ont été blessées lors de ces agressions, qui ont notamment visé une usine laitière, des camions de livraison et des habitations.
Le mois d’octobre a enregistré davantage d’attaques de colons que n’importe quel autre mois depuis 2006, soit plus de 260 incidents recensés.
Depuis le début de l’agression sioniste contre la bande de Ghaza, le 7 octobre 2023, les forces d’occupation sionistes et des colons ont tué au moins 1017 Palestiniens en Cisjordanie, y compris à Al-Qods-Est, dont 221 enfants. Ce bilan n’inclut pas les Palestiniens décédés dans les prisons de l’entité sioniste.
Parmi les dernières victimes, figure un garçon palestinien de 13 ans, Aysam Jihad Labib Naser, tombé en martyr mardi après avoir inhalé des gaz lacrymogènes tirés par les forces d’occupation, alors que des colons attaquaient des habitants en pleine récolte des olives, à Beita, près de Naplouse, dans le nord du territoire occupé.
Cette flambée de violences intervient alors que l’occupation sioniste intensifie les démolitions de maisons, saisies de biens, arrestations et restrictions de mouvement, parallèlement à la poursuite de la construction de colonies et d’avant-postes.
L’ONU fait également état du déplacement forcé de milliers de Palestiniens par des colons ou par l’armée d’occupation.
Pour le bureau des droits humains, le déplacement permanent de Palestiniens à l’intérieur du territoire occupé équivaut à un transfert illégal relevant d’un crime de guerre.
« Le transfert par l’entité sioniste d’une partie de sa propre population civile dans le territoire qu’il occupe constitue également un crime de guerre », a rappelé à Genève Thameen Al-Kheetan, porte-parole du Haut-Commissariat.
Al-Kheetan a souligné que la revendication par l’entité sioniste de souveraineté sur la Cisjordanie et l’annexion de portions du territoire violent le droit international ainsi que le droit du peuple palestinien à l’autodétermination.
APS




