Afrique

Centrafrique : trois morts dans des affrontements entre les FACA et des rebelles

Des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué la base des forces armées centrafricaines (FACA), dans la localité de Bokolobo, faisant trois morts, a indiqué jeudi le général Zéphirin Mamadou, chef d’Etat-major des FACA.

« Le bilan de cette attaque qui a été énergiquement repoussée par nos forces fait état de deux rebelles et un civil tués », a précisé le général Mamadou, ajoutant qu’un soldat centrafricain a été aussi blessé dans cette attaque.

La force de l’ONU en Centrafrique, « la Minusca a organisé l’évacuation du soldat blessé sur Bambari », à 60 km de Bokolobo, a indiqué dans un tweet, la radio de l’ONU en Centrafrique, Guira FM.

« La situation est sous contrôle. Les FACA ont réussi à repousser les rebelles et les riverains sortent déjà de leurs cachettes pour reprendre leur train quotidien », a rassuré le chef d’Etat-major des Forces armées centrafricaines.

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) a annoncé dans un tweet, qu’elle a renforcé sa présence à Bokolobo ainsi qu’à Birao (nord-est) où elle mènedepuis le 12 décembre courant « une mission aérienne de surveillance et de reconnaissance (…) suite à des informations faisant état d’une mobilisation d’éléments armés » dans ces zones.

Le village de Bokolobo est régulièrement la cible des milices de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) qui a rejoint en décembre 2020 la CPC, une coalition des groupes armés les plus importants en RCA.

La crise humanitaire en République centrafricaine continue de s’exacerber à cause des violences envers les civils et l’insécurité dans les localités situées hors des centres urbains.

« En 2023, 3,4 millions de personnes auront besoin d’assistance humanitaire et de protection, soit une augmentation de 10% comparé à 2022.

Parmi elles, 2 millions de personnes auront des besoins complexes et sévères menaçant leur bien-être physique et mental », a annoncé OCHA (bureau de coordination de l’action humanitaire de l’ONU) dans un rapport publié fin novembre dernier.

APS

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