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CAN 2025 : la déchéance du Sénégal de son sacre africain déclenche une onde de choc mondiale

La décision de la Confédération africaine de football (CAF) d’attribuer le titre de la coupe d’Afrique des nations (édition 2025) au pays hôte sur tapis vert et de déchoir le Sénégal de son sacre, près de deux mois après la finale, a provoqué une onde de choc mondiale entre ironie et indignation. Le verdict a pris de court le monde du football.

En requalifiant la finale de la CAN 2025 et en infligeant une défaite par forfait au Sénégal, la CAF a déclenché une avalanche de réactions dans les médias, en Afrique comme à l’international. Partout, on évoque un sentiment d’un basculement inédit, où le résultat du terrain est éclipsé par une décision administrative. Sur le continent africain, l’annonce est accueillie avec stupeur. Plusieurs médias évoquent une décision « rare » et « grave », certains allant jusqu’à parler de « blague du siècle ».

Au Sénégal, la déchéance du titre est vécue comme un véritable séisme, à la fois sportif et juridique. La presse locale dénonce un « scandale en finale » et une décision qui restera dans les annales. Entre incompréhension et sarcasme, certains supporters ironisent même en invitant les autorités à venir récupérer le trophée à Dakar, preuve que la victoire demeure, dans les esprits, celle acquise sur la pelouse.

Dakar Actu estime que cette affaire entrera dans les annales comme l’une des plus controversées de l’histoire de la CAN, marquée autant par les tensions sur le terrain que par la bataille administrative qui s’en est suivie. Le quotidien Le Soleil affiche en Une un jugement sans appel : « la blague du siècle », alors que plusieurs autres médias africains soulignent le caractère exceptionnel d’un tel revirement, rarement observé à ce niveau de compétition.

Pour Actu Cameroun, la décision relève tout simplement de « la blague du siècle », illustrant le choc suscité par un sacre attribué sur tapis vert. De son côté, la radio tunisienne Mosaïque FM évoque un « véritable coup de tonnerre », rappelant que cette issue fait suite aux incidents ayant marqué la finale du 18 janvier et qu’elle devrait continuer à alimenter les débats dans le football africain. En Algérie, la presse sportive condamne la décision sur le fond, et souligne le décalage entre le résultat du terrain et le verdict administratif, tout en soulignant l’importance de cette affaire pour le football africain.

Le quotidien sportif, Compétitions.dz, met l’accent sur la contestation de la légitimité sportive: « le pays organisateur récupère ainsi la couronne continentale sans l’avoir gagnée », et de souligner les conséquences symboliques et sportives, en pointant le contraste entre la performance sur le terrain et la décision administrative. Pour sa part, le site DZ Foot, titre sans équivoque: « CAN 2025 : Scandale ! », faisant ressortir le caractère « hallucinant » de la sanction administrative, tout en insistant sur le fait que « le Jury d’Appel de la CAF a rendu une décision lourde de conséquences ». =Une presse internationale incrédule= Au-delà du continent, la décision suscite également une forte réaction dans les médias internationaux, où dominent stupeur et incompréhension.

En Europe, la surprise domine largement. C’est le cas notamment de l’Espagne, où les quotidiens sportifs Marca et As ont dénoncé un « scandale mondial » et un sacre « contre toute attente ». En Angleterre, le Daily Mail pointe une « décision sans précédent rendue 58 jours plus tard », tandis que Sky Sports évoque une mesure « majeure ». L’Italie n’est pas en reste : La Gazzetta dello Sport ironise sur une annonce qui ressemble à une plaisanterie tardive « ce n’est pas le 1er avril », quand Sky Sport Italia parle d’une « nouvelle sensationnelle ».

Le Corriere dello Sport décrit un « chaos » et souligne que l’affaire pourrait rebondir, le Sénégal envisageant un recours. En Allemagne, certains médias évoquent un basculement incompréhensible, à l’image du journal Der Spiegel qui parle de conséquences tombées « deux mois plus tard » et décrit le pays hôte comme un « champion rétroactif », résumant le sentiment général d’un basculement soudain et difficile à appréhender.

Au-delà des divergences, un constat s’impose: l’affaire dépasse le cadre sportif. En opposant la vérité du terrain à celle des règlements, la CAF ouvre une crise de sa crédibilité et installe un climat de défiance durable. Ainsi la CAN-2025 ne constitue plus qu’une simple controverse, mais elle restera une des éditions les plus marquantes et les plus contestées de l’histoire du football africain.

(APS)

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