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Cameroun : la persistance de l’insécurité dans le Nord-Ouest prive des milliers de personnes d’aide humanitaire

En janvier 2024, les affrontements armés entre les forces de sécurité camerounaises et les séparatistes dans la région du Nord-Ouest ont entraîné le déplacement de 500 personnes, privant les populations de cette région de l’accès aux services essentiels au Cameroun, selon un rapport publié par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations Unies.

La continuité de l’insécurité dans la région du Nord-Ouest du Cameroun a provoqué la fuite de 200 personnes dans la commune de Wum, située dans le département de Menchum, et de 300 personnes dans la commune de Muyuka, dans le département de Fako. Selon l’OCHA, du 1er au 31 janvier de cette année, sept élèves auraient été enlevés de leur école et six incidents ont affecté les établissements de santé dans la même région. Durant la même période, des séparatistes ont imposé des restrictions de circulation dans le Nord-Ouest. Ils ont bloqué la route Bamenda-Ndop pendant une semaine, affectant la commune de Ndop. Ils ont également fermé les routes
Bamenda-Batibo-Mamfe et Bamenda-Nkambe, ce qui a contraint les organisations humanitaires à reporter ou suspendre leurs opérations dans ces zones.

Les défis auxquels sont confrontés les partenaires humanitaires dans la fourniture de l’aide incluent l’insécurité persistante, les ressources financières et humaines limitées, et l’accès difficile aux zones affectées.

L’OCHA appelle à un renforcement de l’engagement de la communauté internationale afin de répondre aux besoins humanitaires croissants des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, également en proie à une grave crise politique et sécuritaire depuis 2016.

Agences

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