Câbles sous-marins endommagés : la Russie réclame des excuses pour des accusations «sans fondement»
Les services de renseignement occidentaux n’ont pas été en mesure de trouver des preuves de l’implication de la Russie dans la rupture de câbles sous-marins au fond de la mer Baltique.
Les éléments recueillis indiquent que les accidents ont été causés par des équipages inexpérimentés à bord de navires mal entretenus, a rapporté le Washington Post.
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères,Maria Zakharova a exigé des excuses de la part des responsables occidentaux ayant accusé la Russie d’avoir saboté des câbles sous-marins en mer Baltique. Selon elle, des éléments récentes, notamment mis en avant par le Washington Post, indiquent que les dégâts seraient dus à des accidents maritimes, et non à une opération téléguidée par Moscou.
Zakharova, a vivement réagi ce jour aux accusations formulées par des responsables et médias occidentaux selon lesquelles la Russie serait à l’origine des dommages subis récemment par plusieurs câbles sous-marins en mer Baltique.
Dans une déclaration sur sa chaîne Telegram, la diplomate russe a affirmé que Moscou attendait «au micro» tous ceux qui avaient porté de fausses accusations : «En Occident, les coupables ont été identifiés avant même le début de l’enquête, comme c’est toujours le cas là-bas».
Des accusations sans preuves selon Zakharova Maria Zakharova a rappelé que le Washington Post avait publié la veille un article réfutant l’implication de la Russie, affirmant que les dommages observés sur les câbles étaient «très probablement le résultat d’accidents ou de l’inexpérience des équipages de navires mal entretenus», et non d’un sabotage délibéré.
«Nous exigeons des démentis de ceux qui ont accusé Moscou sans fondement», a-t-elle ajouté. Ces accusations de sabotage avaient été formulées fin décembre par les autorités finlandaises, après que le câble électrique EstLink 2 reliant la Finlande à l’Estonie avait été endommagé.
Helsinki avait pointé du doigt un pétrolier immatriculé aux îles Cook. Le bâtiment, par ailleurs suspecté de faire partie de la fameuse «flotte fantôme», avait été arraisonné.
Quelques jours plus tard, fort de ces soupçons non étayés, la ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock avait appelé à de nouvelles sanctions contre la Russie. «Nous discutons avec nos partenaires de l’OTAN pour mieux sécuriser la mer Baltique contre les menaces hybrides», avait-elle ajouté.
Presse russe





