Brésil : Le Cabinet de sécurité de la présidence limoge 29 militaires

Le Cabinet de sécurité institutionnelle (GSI) de la présidence brésilienne a limogé 29 militaires mercredi, dans une purge qui se poursuit depuis la « tentative de coup d’Etat » du 8 janvier dernier.
« La mesure fait partie du processus de renouvellement décidé par le président Luiz Inacio Lula da Silva », a expliqué le GSI, qui a le statut de ministère.
Le chef de cet organe, responsable de la sécurité de la présidence, est Ricardo Cappelli depuis la semaine dernière, lorsqu’il a remplacé par intérim le général Marco Gonçalves Dias, qui a démissionné après la divulgation de vidéos controversées sur ce qui s’est passé le 8 janvier.
Huit jours après l’investiture de Lula, des militants d’extrême droite ont pris d’assaut le siège des trois pouvoirs (présidence, Congrès, Cour suprême) avec l’intention de renverser le gouvernement du leader progressiste.
Sur les images qui ont conduit à la démission de Gonçalves Dias, le désormais ex-ministre apparaît à l’intérieur du Palais présidentiel au milieu des événements, en compagnie d’autres membres de la sécurité, dans une attitude qui pourrait suggérer « une certaine complaisance, voire bienveillance » avec les putschistes.
L’enquête interne menée par le gouvernement indique la possibilité que certains membres du GSI, qui sont restés dans l’organisation mais avaient été nommés sous l’ancien gouvernement, aient en quelque sorte facilité les actes des assaillants.
Le limogeage des 29 soldats du GSI a été annoncé au moment où le Parlement a décidé d’enquêter sur les événements de janvier et de créer une commission spéciale à cet effet.
La commission a été promue par l’opposition de droite, qui soutient que le gouvernement a commis des « omissions » et des « défaillances » en matière de sécurité, avec une prétendue intention de générer une « vague de solidarité » avec Lula.
Cette version a été qualifiée de « non-sens » par le parti au pouvoir, qui s’était initialement opposé à l’enquête parlementaire, en raison du « bruit politique » qu’elle peut générer, mais est venu la soutenir après la diffusion des vidéos qui ont semé les soupçons sur Gonçalves Dias.
APS




