Brésil: enquête sur un virus qui touche des perroquets bleus menacés

La police brésilienne a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de la propagation d’un virus mortel qui touche des aras de spix, menaçant la survie de cette espèce de perroquets bleus, un des oiseaux les plus rares au monde et qui a inspiré le film d’animation « Rio ».
Cette espèce avait été déclarée éteinte à l’état sauvage. En 2020, un groupe d’aras de spix élevés en captivité avaient été amenés d’Allemagne pour être réintroduits dans leur habitat naturel, dans le nord-est brésilien.
L’agence publique de préservation environnementale ICMBio a indiqué la semaine dernière que les 11 spécimens survivants parmi ceux qui avaient été relâchés dans la nature ont été testés positifs au circovirus, qui provoque une maladie du bec et des plumes chez les perroquets, sans représenter de risque pour les humains.
L’ICMBio a par ailleurs identifié 20 autres cas chez des aras de spix vivant en captivité dans un centre d’élevage à Curaça, dans l’Etat de Bahia (nord-est), qui s’est vu infliger une amende d’1,8 million de réais (environ 300.000 euros) pour ne pas avoir mis en place les pro tocoles nécessaires pour endiguer la contamination. Le Brésil a mis fin à son partenariat avec l’ACTP en 2024 après la vente sans son consentement de 26 de ces perroquets à un zoo privé en Inde.
(APS)




