Amérique du SudInternational

Brésil: démantèlement d’un réseau de fraude bancaire contre des footballeurs

Les autorités brésiliennes  ont annoncé mardi avoir démantelé un réseau de fraude bancaire qui  détournait des fonds issus de salaires de footballeurs professionnels, dont  l’attaquant international Gabigol, en se faisant passer pour eux.

Selon les enquêteurs, qui ont arrêté sept suspects, les fraudeurs présumés  ouvraient des comptes bancaires avec de faux documents au nom de  footballeurs et sollicitaient ensuite le transfert de leur salaire depuis  les comptes où ils avaient été versés par leurs clubs. Gabriel Barbosa, dit Gabigol, attaquant vedette de Cruzeiro, et l’Argentin  Walter Kannemann, défenseur de Gremio, figurent parmi les victimes de ces  fraudes, a indiqué lors d’un point presse Thiago Lima, un des commissaires  chargés du dossier.

Les fraudeurs ont détourné plus d’un million de réais (environ 156.000  euros), dont seulement 135.000 réais (environ 21.000 euros) ont pu être  récupérés, d’après les autorités.

« Une fois qu’ils avaient reçu les fonds, les escrocs les transféraient  vers d’autres institutions financières, faisaient des achats ou  effectuaient des  retraits dans des distributeurs automatiques pour  compliquer le suivi et la récupération des sommes », a expliqué le ministère  brésilien de la Justice dans un communiqué.

L’enquête a débuté en janvier, après qu’une banque eut identifié des  irrégularités dans des opérations sur des comptes de footballeurs. La banque « a corrigé immédiatement » le problème après s’être rendu compte  de la fraude et a remboursé les victimes, « qui n’étaient pas au courant » de  ces transferts de fonds vers d’autres comptes bancaires, selon la police.

L’opération policière de mardi, baptisée « Falso 9 » (Faux neuf, terme du  jargon footballistique désignant les avant-centres qui décrochent vers le  milieu de terrain pour tromper la défense), a mobilisé plus de cent agents  dans quatre Etats brésiliens. Trente-trois ordres judiciaires ont été émis, notamment des mandats  d’arrêt et de perquisition.         Les suspects encourent jusqu’à 33 ans de prison pour les délits de fraude,  usurpation d’identité, organisation criminelle et blanchiment.

(APS)              

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to top button