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Blocage de l’aide humanitaire à Ghaza: « un acte irresponsable de punition collective »

La branche canadienne de l’ONG « OXFAM »  a dénoncé, jeudi, le blocage de l’acheminement de l’aide humanitaire à  Ghaza, qualifiant la décision de l’entité sioniste d' »acte irresponsable de  punition collective », interdit par le droit international humanitaire.

« La décision de (l’entité sioniste) de bloquer l’acheminement de l’aide à  plus de deux millions de Palestiniennes et de Palestiniens dans la bande de  Ghaza en ce début de Ramadan, est un acte irresponsable de punition  collective, explicitement interdit par le droit international humanitaire »,  a-t-elle indiqué dans un communiqué.

L’ONG rappelle, à ce titre, que l’entité sioniste, « en tant que puissance  occupante, a la responsabilité de veiller à ce que l’aide humanitaire  puisse parvenir à la population de Ghaza ».

« L’aide humanitaire ne doit jamais être utilisée comme une carte de  négociation, cela va à l’encontre total du droit international humanitaire. Alors que les maladies se propagent, l’accès à l’eau potable et aux soins  d’hygiène est crucial à Ghaza, surtout pour les enfants. Cet accès  commençait à  être rétabli par le personnel d’Oxfam et nos partenaires.

Arrêter est un autre coup porté à des familles épuisées », a déploré la  directrice générale d’Oxfam-Québec, Béatrice Vaugrante, soulignant la  nécessité d' »agir maintenant ».

Selon cette ONG, l’aide humanitaire n’est « pas un moyen de pression sur  les parties », mais « un droit fondamental des populations civiles qui se  trouvent dans des situations d’urgence, de détresse et de danger de mort ».

Elle a affirmé, dans ce contexte, qu’après l’annonce d’un cessez-le-feu  temporaire le 19 janvier dernier, ses équipes ont évalué les conditions à  Ghaza et ont découvert « des scènes apocalyptiques de destruction totale et  un risque imminent de famine ».

« La population de Ghaza manque de tout, eau, nourriture, installations  sanitaires et autres produits de première nécessité, sans oublier les  équipements indispensables pour rétablir l’approvisionnement en eau et en  électricité », a relevé OXFAM, faisant remarquer que « les biens qui ont pu  entrer pendant les semaines de cessez-le-feu ont apporté un certain  soulagement, mais cela ne représente qu’une infime partie de ce qui est  nécessaire ».

L’ONG a souligné, à ce propos, que la communauté internationale « doit  faire immédiatement pression sur (l’entité sioniste) pour que l’aide vitale  puisse être acheminée  d’urgence à Ghaza », rappelant que la Cour  internationale de Justice (CIJ) a ordonné à (l’entité sioniste) de garantir  l’acheminement de l’aide à grande échelle dans toute la bande de  Ghaza.

(APS)          

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