Birmanie : l’ONU accuse l’armée d’avoir poursuivi ses attaques malgré le cessez-le-feu

L’armée birmane a poursuivi ses attaques dans les zones frappées par un puissant séisme malgré l’instauration d’un cessez-le-feu temporaire, a accusé vendredi le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme.
« L’armée a mené plus de 60 attaques » depuis le séisme du 28 mars qui a fait au moins 3.145 morts, a précisé James Rodehaver, le responsable du Haut-Commissariat en Birmanie, qui intervenait par visioconférence lors d’un briefing de l’ONU à Genève (Suisse).
Une porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani, avait évoqué précédemment 53 attaques, notamment des frappes aériennes et de drones, des tirs d’artillerie et des paramoteurs, dans les zones touchées par le séisme.
Selon M. Rodehaver, 16 attaques par l’armée ont également été signalées depuis le cessez-le-feu temporaire entré en vigueur le 2 avril. La Birmanie est plongée dans une violente guerre civile depuis 2021, après que l’armée a renversé les autorités civiles et pris le pouvoir.
Volker Türk, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a insisté sur la nécessité que la trêve soit respectée et permette un accès immédiat aux zones sinistrées. « J’espère que cette terrible tragédie marquera un tournant pour le pays vers une solution politique inclusive », a-t-il déclaré, cité dans un communiqué.
(APS)




