Birmanie: Aung San Suu Kyi de nouveau inculpée pour « corruption »
L’ex-dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, déjà condamnée à six ans de détention, a de nouveau été inculpée pour « corruption », rapportent samedi des médias, citant des sources proches du dossier.
Cinq nouveaux chefs d’accusation pour corruption ont été prononcés vendredi à l’encontre de Mme Aung, ont indiqué ces sources.
D’après les médias locaux, l’ex dirigeante, -détenue depuis le coup d’Etat du 1er février 2021-, est accusée d’avoir causé une perte financière à l’Etat birman en violant les règlements sur la location et l’achat d’hélicoptères. L’ancien président birman Win Myint a été inculpé des mêmes chefs, ont ajouté ces mêmes sources. L’ancienne cheffe du gouvernement civil, âgée de 76 ans, est visée par une multitude de procédures judiciaires (violation d’une loi sur les secrets d’Etat datant de l’époque coloniale, fraude électorale, sédition, incitation aux troubles publics…).
Elle a déjà été condamnée à six ans de détention ces dernières semaines et risque au total des décennies de prison si elle est reconnue coupable.
Elle purge le début de sa peine en résidence surveillée, dans le lieu où elle est tenue au secret depuis près d’un an et où elle doit rester le temps de son procès. Ce dernier se tient à huis clos, ses avocats ayant interdiction de parler à la presse et aux organisations internationales. Plusieurs de ses proches ont déjà été condamnés à de lourdes peines: 75 ans de prison pour un ancien ministre, 20 ans pour un de ses collaborateurs. D’autres se sont exilés ou sont entrés en clandestinité.



