Belgique: les universités appellent le gouvernement à agir face à la « déshumanisation » en Palestine occupée

Les recteurs des dix universités belges ont appelé le gouvernement fédéral à agir avec « détermination » face à « la violence et à la déshumanisation » en cours dans les territoires palestiniens occupés, réitérant leur appel en faveur d’une suspension « immédiate » de l’accord d’association liant l’Union européenne (UE) à l’entité sioniste.
Dans une déclaration commune publiée samedi, les recteurs des dix universités belges affirment que ce qui se déroule à Ghaza « viole tous les principes de la dignité humaine », appelant dès lors le gouvernement de leur pays à « agir avec détermination et humanité et à œuvrer pour la livraison immédiate et sans restriction de l’aide humanitaire ».
« Nous ne pouvons rester silencieux face aux conditions inhumaines et à la grave crise humanitaire à Ghaza », affirment-ils, alors que l’agression sioniste contre l’enclave palestinienne a déjà fait plus de 60.000 martyrs palestiniens.
Selon ces recteurs, « les universités portent non seulement la responsabilité de transmettre un enseignement et de faire progresser la recherche, mais aussi d’assumer pleinement leur rôle dans la défense et la promotion des valeurs qui rassemblent l’Humanité ».
Ils estiment, à ce titre, que « la violence et la déshumanisation – d’où qu’elles viennent – doivent être condamnées sans équivoque », exhortant leur gouvernement à « condamner fermement la violence inhumaine » dans les territoires palestiniens occupés et à décider d’autres actions, conjointement avec d’autres pays.
Ils plaident, dans ce contexte, pour la suspension « immédiate » de l’accord d’association entre l’UE et l’entité sioniste.
Le respect des droits humains et des valeurs démocratiques doit sous-tendre toute coopération avec des pays tiers. Si ce fondement est systématiquement bafoué, les conséquences doivent s’ensuivre. Sinon, nos valeurs européennes risquent de devenir vaines de sens, insistent-ils.
Soulignant l’ampleur immense de la crise alimentaire et sanitaire à laquelle est confrontée la bande de Ghaza en raison du blocus imposé par l’entité sioniste, les responsables des universités belges soutiennent que celle-ci ne pourra être atténuée que par un cessez-le-feu total et l’acheminement par voie terrestre d’une aide humanitaire inconditionnelle.
APS




