Baghaei : La levée des sanctions est la condition de l’Iran pour toute négociation avec l’Occident

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaei, a déclaré que son pays utiliserait la déclaration du président américain Donald Trump concernant le rôle direct des États-Unis dans l’attaque contre l’Iran « comme un aveu explicite de la commission d’un crime international, et l’enregistrera comme document auprès des Nations unies ».
Baghaei a déclaré lors de sa conférence de presse hebdomadaire que Téhéran étudiait toutes les options possibles pour intenter une action en justice contre les États-Unis. Il a ajouté, à propos de la réunion juridique prévue dimanche, à laquelle participeront plusieurs pays, que les discussions porteront sur l’agression américaine et sioniste contre le programme nucléaire iranien, ainsi que sur d’autres questions connexes.
Le porte-parole a demandé au directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, de s’abstenir de tout commentaire politique et de limiter ses déclarations sur le nucléaire iranien à ses fonctions officielles.
Concernant la coopération avec l’AIEA, Baghaei a précisé que les inspecteurs de l’agence ont visité la semaine dernière plusieurs sites nucléaires, dont le réacteur de recherche de Téhéran.
Esmaïl Baghaei a précisé, concernant la prochaine session du Conseil des gouverneurs et le dossier iranien ainsi que la volonté de la France de négocier avec l’Iran, que « manifester la volonté ne suffit pas, et que la partie désireuse de négocier doit montrer son sérieux ». Il a ajouté : « L’un des sujets de la session du Conseil des gouverneurs sera le programme nucléaire iranien. Nous pensons que les trois pays européens pourraient prendre des mesures dans ce contexte, en lien avec leurs actions au Conseil de sécurité ».
En réponse aux déclarations de Trump concernant la demande iranienne de levée des sanctions, Baghaei a déclaré que « la levée des sanctions est une exigence légitime pour l’Iran et non une faveur accordée par les États-Unis. Un droit a été violé au cours des décennies passées, et les sanctions constituent un crime contre l’humanité, c’est clair ». Il a souligné que la levée des sanctions est la condition de l’Iran pour toute négociation avec l’Occident, ajoutant : « Nous avons toujours dit que, en échange de mesures de confiance concernant le programme nucléaire, les sanctions doivent être levées ; il n’est pas nécessaire d’aborder cela directement ou par d’autres canaux ». Il a insisté sur le fait que Téhéran a besoin de preuves concrètes de bonne volonté de la part des Européens et qu’il est impossible d’engager un processus de négociation uniquement par des paroles.




