Avocate : la militante palestinienne Mariam Abou Daqqa violemment interpellée à Paris

La militante palestinienne Mariam Abou Daqqa a été interpellée tard mercredi soir à Paris, quelques heures après la validation de son expulsion par la plus haute juridiction administrative française, selon des sources policières et son avocate.
La militante a été placée sous le régime de la « retenue administrative », a précisé tard jeudi son avocate, Julie Gonidec.
Mariam Abou Daqqa (72 ans) va maintenant être assignée à résidence ou placée en centre de rétention, a précisé l’avocate. « Et on contestera », a-t-elle ajouté.
Selon Me Gonidec, Mariam Abou Daqqa avait un « billet (retour) réservé pour le 11 » novembre pour se rendre en Egypte.
Elle devait ensuite « regagner son domicile et sa famille à Ghaza », a ajouté le Nouveau parti anticapitaliste (NPA, gauche radicale) dans un communiqué, dénonçant un « acharnement » de l’Etat français.
Une cinquantaine de personnes se sont réunies jeudi soir près de la Préfecture de police à Paris pour réclamer la libération de Mariam Abou Daqqa, dénonçant également les conditions de son interpellation, peu après sa participation à une soirée-débat dans un cinéma parisien.
Selon des militantes présentes avec elle, des policiers sans signe distinctif l’ont interpellée sans ménagement alors qu’elle regagnait le domicile où elle était logée.
« Ils se sont mis à quatre ou cinq sur Mariam.
Ils l’ont levée comme un sac de patates, ils l’ont emmenée par les poignets et les pieds et l’ont jetée à l’arrière d’une voiture », a affirmé une de ces militantes, Sarah Katz, disant avoir été bousculée dans l’opération.
La plus haute juridiction administrative française a infirmé une décision du tribunal administratif de Paris, qui avait suspendu l’arrêté d’expulsion pris par le ministère de l’Intérieur à son encontre.
APS




