Attaf: L’occupation affiche , désormais, ouvertement, le « projet du Grand Israël »

Le ministre d’État, ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a affirmé que l’histoire de la cause palestinienne est consignée dans plus de 1000 résolutions qui en établissent les fondements et confirment sa légitimité et son bien-fondé, dont plus de 900 adoptées par l’Assemblée générale et près de 100 adoptées par le Conseil de sécurité.
Dans un discours prononcé ce lundi lors de la séance de débat général de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, Ahmed Attaf a souligné que la cause palestinienne est aujourd’hui confrontée au plus grand danger de son histoire, à savoir le risque de son effacement pur et simple, à travers l’annexion des terres, le déplacement de la population, l’asphyxie des institutions légitimes qui la représentent, ainsi que la destruction de la solution à deux États pourtant convenue.
Dans le même contexte, le ministre a affirmé que le danger ne s’arrête plus aux frontières de la Palestine, car l’occupation israélienne affiche désormais ouvertement son intention de raviver et de mettre en œuvre ce qu’elle appelle « le projet du Grand Israël. »
« C’est également la responsabilité de préserver les fondements et les piliers de la solution à deux États, et d’accélérer l’établissement de l’État palestinien indépendant et souverain, sur les frontières de 1967, avec pour capitale Al-Qods Al-Charif, en tant que solution juste, durable et définitive au conflit israélo-palestinien. », a-t-il poursuivi.
Ahmed Attaf a déclaré au début de son intervention que face à ce tableau de crise, notre Organisation onusienne se retrouve paralysée dans son action, réduite au silence et marginalisée dans son rôle. Ses principes consacrés sont bafoués, ses résolutions adoptées restent inappliquées, et le multilatéralisme qu’elle a instauré est contourné par des pratiques unilatérales, des tendances isolationnistes et repliées sur elles-mêmes. »
« L’entière responsabilité nous incombe, à nous, États membres, de réhabiliter le droit international, de redonner l’efficacité nécessaire à l’action multilatérale, et de permettre à l’Organisation des Nations unies de retrouver sa place en tant que cœur battant de l’ordre international fondé sur la primauté du droit et de la légalité. », a-t-il ajouté.




