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Assemblées de la BID : le secteur de l’énergie et des mines en Algérie, un pilier important dans la diversification de l’économie

Le ministre d’Etat, ministre de l’Energie, des  Mines et des Energies renouvelables, Mohamed Arkab, a affirmé, mardi à  Alger, que le secteur de l’énergie et des mines était un pilier important  dans la diversification de l’économie du pays, dans le cadre d’une  stratégie nationale intégrée.

Intervenant lors d’une conférence à l’occasion des Assemblées annuelles de  la Banque islamique de développement (BID), organisées au Centre  international des conférences ( Abdellatif-Rahal) sur les « stratégies de  diversification de l’économie pour le développement durable », le ministre  d’Etat a précisé que la stratégie nationale en matière de diversification  de l’économie et de réduction de la dépendance aux hydrocarbures s’appuyait  sur le secteur de l’énergie et des mines, à travers le développement de  l’industrie manufacturière et le renforcement de la couverture électrique  pour les secteurs agricole et industriel, en vue de leur permettre  prochainement de générer de la richesse, de créer de l’emploi et de  renforcer la valeur ajoutée.

Lors d’une séance débat, M. Arkab a indiqué qu’en matière d’hydrocarbures,  « un programme intensif a été élaboré, se reflétant dans divers projets  lancés, dont le projet de la raffinerie de Skikda et celle de Hassi  Messaoud, avec une capacité de 5 millions de tonnes, en sus des projets de  transformation des produits bruts, tels que le gaz en engrais pour soutenir  les industries manufacturières ».

Et d’ajouter que l’électricité et les énergies renouvelables constituent  l’un des axes de contribution du secteur de l’énergie dans la  diversification économique, relevant l’existence de « grands projets  programmés, visant à étendre le réseau pour atteindre plusieurs zones  industrielles et des exploitations agricoles, l’objectif étant de soutenir  l’industrie et l’agriculture pour accélérer la démarche de diversification  de l’économie ».

Dans le même contexte, Sonelgaz supervise un projet « ambitieux » pour la  fabrication de divers équipements énergétiques visant à soutenir la  maitrise des technologies, à travers la concrétisation des projets de  l’énergie électrique (production, transport, et stockage), a indiqué le  ministre. M. Arkab a mis l’accent, dans ce sens, sur le rôle que doit jouer la mine  de fer de Gara Djebilet et la mine de zinc de Oued Amizour à Bejaia, ainsi  que le projet de phosphate intégré  à l’est algérien.

Il a souligné que d’autres projets miniers entreront en activité à  l’avenir, affirmant que « l’objectif escompté est la création de richesse,  la garantie de postes d’emploi dans plusieurs régions, la maîtrise  technologique et le développement industriel dans le pays ».

De son côté, M. Rami Ahmad, vice-président de la Banque islamique de  développement (BID) chargé des opérations a cité les défis de  diversification de l’économie auxquels plusieurs pays font face parmi les  Etats membres de la banque, affirmant qu’en dépit de cette dépendance à un  seul produit économique comme les hydrocarbures et les produits miniers,  des stratégies nationales sont inscrites pour sortir de cette situation.

L’intervenant a relevé, en outre, la dépendance des économies à une seule  ressource touchant 51 Etats membres, ce qui crée « une vulnérabilité  économique d’une manière ou d’une autre », soulignant le rôle que peut jouer  la BID dans la contribution à la diversification des économies des pays.

La banque a lancé en 2023 un plan d’action dans le domaine de l’économie  verte et de la protection du climat, a rappelé le même responsable,  ajoutant qu’un montant de 5,5 milliards de dollars a été alloué au niveau  de la banque, durant les trois dernières années, au financement climatique,  destiné en particulier aux pays confrontés aux effets des changements  climatiques ou faisant face à des conflits.

Les participants à la conférence ont insisté sur les efforts consentis  dans plusieurs pays membres de la BID pour sortir de la dépendance aux  produits bruts, à travers l’investissement dans les groupements industriels  et le développement des compétences humaines.

(APS)  

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