
Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines algérien, Mohamed Arkab, a affirmé ce lundi que l’Algérie a adopté une option stratégique claire : faire de l’hydrogène propre un axe central de sa transition énergétique. Il a souligné que le pays bénéficie d’un avantage compétitif exceptionnel grâce à ses vastes ressources solaires, ce qui lui permet de produire de l’hydrogène renouvelable à grande échelle et de manière très compétitive.
Les déclarations de Mohamed Arkab ont été faites lors d’une session internationale intitulée : “Libérer le potentiel de l’hydrogène propre par l’investissement et l’innovation”, dans le cadre de sa participation aux travaux de la 21ᵉ session de la conférence générale de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) à Riyad.
La session a réuni l’ambassadeur d’Algérie en Autriche et représentant permanent auprès de l’ONUDI, Larbi Latrouch, l’ambassadeur d’Algérie en Arabie saoudite, Cherif Walid, le président de l’Agence nationale des activités minières, Mourad Hanifi, ainsi que des hauts responsables, dont Johann Zathof, secrétaire d’État parlementaire auprès du ministère allemand de la Coopération économique et du Développement, et des représentants de plusieurs pays et organisations internationales.
Arkab a estimé que cette session se tient dans un contexte international sensible, marqué par des transformations rapides du paysage énergétique mondial. Il a salué l’organisation de cette rencontre par l’ONUDI et le Fonds pour l’environnement mondial, ainsi que le choix de l’Algérie comme pays partenaire de cette initiative ambitieuse visant à développer l’hydrogène propre comme l’une des principales solutions énergétiques du futur. Dans ce cadre, le ministre a souligné que l’Algérie a adopté une option stratégique claire : faire de l’hydrogène propre un axe central de sa transition énergétique, considérant le développement de cette filière industrielle comme un pilier essentiel pour atteindre une croissance industrielle durable, diversifiée et à faibles émissions. Mohamed Arkab a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à travailler conjointement avec les pays partenaires et les institutions internationales afin d’accélérer la transition énergétique mondiale et de renforcer le rôle de l’hydrogène propre comme base d’un développement industriel durable et résilient.
Il a rappelé que l’Algérie a adopté en 2023 une stratégie nationale pour l’hydrogène, accompagnée d’une feuille de route opérationnelle reposant sur des étapes progressives, incluant le développement du cadre réglementaire, le lancement de projets pilotes, l’expansion graduelle de la production et le développement d’une industrie intégrée tout au long de la chaîne de valeur, afin de soutenir les capacités nationales d’exportation. Il a ajouté que le cadre réglementaire et les projets pilotes ont été mis en œuvre en collaboration avec plusieurs pays, et que des spécialités liées à l’hydrogène ont été intégrées aux programmes d’enseignement supérieur et de recherche scientifique. De plus, le budget 2026 prévoit des incitations importantes, notamment des exonérations de droits de douane et de taxes sur les électrolyseurs et panneaux solaires, afin de soutenir les investissements dans ce secteur stratégique.
Dans son allocution, Mohamed Arkab a évoqué le lancement par l’Algérie d’un dialogue de haut niveau réunissant les parties prenantes du projet « South H2 Corridor » visant à transporter l’hydrogène vert de l’Algérie vers l’Europe, un projet bénéficiant d’un soutien direct de l’Union européenne. L’Algérie bénéficie également de l’accompagnement technique de l’ONUDI, qui assure le secrétariat technique du projet. Par ailleurs, le pays profite d’un projet national majeur intégré au « Global Clean Hydrogen » Programme, financé par le Fonds pour l’environnement mondial et supervisé par l’ONUDI, intitulé Algeria « Project under the Global Clean Hydrogen Programme ». Ce projet vise à soutenir l’élaboration du cadre réglementaire et normatif, à développer les systèmes de mesure et de certification, à renforcer les capacités techniques et humaines, et à préparer les infrastructures industrielles nécessaires à la production et aux applications locales de l’hydrogène.
Le ministre a souligné que ce projet contribuera à bâtir les fondations d’une économie nationale de l’hydrogène, soutiendra la diversification de l’industrie algérienne et favorisera l’émergence de nouvelles chaînes de valeur dans des secteurs tels que les engrais, la mobilité propre et l’ammoniac vert, tout en renforçant l’attractivité de l’Algérie pour les investissements étrangers. Il permettra également de développer les capacités nationales au sein des institutions gouvernementales, des industries et des centres de recherche, grâce au transfert de technologies, à l’innovation et au renforcement des compétences nécessaires. »
Arkab a ajouté que l’Algérie bénéficiera d’un accès à l’expertise et aux normes internationales harmonisées, tout en participant à des plateformes d’échange de connaissances et de formation conjointe, ainsi qu’en renforçant la coopération Sud‑Sud à travers le partage d’expériences réussies et de solutions innovantes.
En conclusion de son allocution, Arkab a exprimé sa confiance que les discussions et initiatives présentées lors de cette session contribueront à transformer les ambitions communes en résultats concrets et tangibles, au service de l’avenir de l’énergie et du développement.




