Argentine : contre l’austérité, les universités publiques dans la rue

Des dizaines de milliers d’Argentins, au premier rang desquels les étudiants, ont manifesté mardi, contre l’austérité du gouvernement ultralibéral Milei, en « défense de l’université publique gratuite », une marche soutenue par l’opposition et qualifiée de « politique » par l’exécutif.
Dans une des plus importantes mobilisations de la présidence Javier Milei depuis décembre, des étudiants, parents, enseignants, agents d’université, mais aussi des syndicats et membres de partis d’opposition, ont paralysé dans l’après-midi le centre de Buenos Aires, aux abords du Parlement, avant de rallier la Place de Mai, siège de la présidence.
D’autres rassemblements étaient prévus en province, mobilisant la soixantaine d’universités publiques du pays, auxquelles se sont jointes des instituts privés.
Les universités sont mobilisées depuis que le gouvernement a décidé de maintenir, pour l’année universitaire 2024 (qui a débuté en mars) les budgets 2023, malgré une inflation de 288% sur douze mois. Ce, dans le cadre d’une austérité budgétaire tous azimuts, pour viser un « déficit zéro » en fin d’année, et dompter l’inflation.
Pour plusieurs établissements, c’est une menace de paralysie, et certaines sections de la prestigieuse UBA (Université de Buenos Aires) ont récemment mis en place des économies d’urgence : parties communes non éclairées, usage restreint des ascenseurs, heures de bibliothèque réduites, etc.
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