International

Après les violences en Equateur, réunion des ministres des pays andins contre la criminalité transfrontalière

Les ministres des Affaires étrangères, de l’Intérieur et de la Défense des pays andins se réuniront en urgence
dimanche prochain à Lima pour évoquer les problèmes de la criminalité transfrontalière liée au narcotrafic, qui a plongé la semaine dernière l’Equateur dans une crise sécuritaire majeure.

« Nous devons mettre fin au trafic de drogue, qui est la principale source de financement de ce problème qui a généré la mort, le chaos et l’anxiété chez notre voisin » en Equateur, a déclaré lundi le Premier ministre
péruvien Alberto Otarola, annonçant la réunion des ministres péruviens, boliviens, colombiens et équatoriens.

Pour faire face à la criminalité transnationale, ils chercheront à approfondir la coopération par le biais de « systèmes de renseignement, de la police et des forces armées », a-t-il ajouté.

Autrefois un havre de paix, l’Equateur est devenu ces dernières années le centre d’expédition vers les Etats-Unis et l’Europe de la cocaïne produite chez ses voisins colombien et péruvien, après des années d’expansion des
cartels transnationaux.

Les trafiquants de drogue ont peu à peu imposé leur loi dans ce pays, livré à la violence des bandes criminelles et à la corruption qui gangrène la société.

L’annonce de l’évasion le 7 janvier du complexe de Guayaquil (sud-ouest) du redouté chef du gang des Choneros Adolfo Macias, alias « Fito », a provoqué une vague de mutineries avec prises d’otages dans au moins cinq
prisons, des attaques contre les forces de l’ordre et d’autres actes ayant visé à semer la terreur.

En réaction plus de 22.400 militaires ont été déployés, avec des patrouilles terrestres, aériennes et maritimes, tandis qu’un couvre-feu a été imposé.

Dimanche, les forces de sécurité équatoriennes ont annoncé avoir repris le contrôle des prisons et libéré plus de 200 otages aux mains des mutins et procédé à plus de 1.300 arrestations.

Au moins 19 personnes sont mortes dans ces violences. Le Pérou et la Colombie ont renforcé la sécurité à leurs frontières pour éviter l’entrée sur leur territoire des membres de gangs traqués.

Agences

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