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Après avoir contribué à renverser le gouvernement Barnier, l’extrême droite française veut désormais la tête du Macron

Après avoir contribué à évincer le Premier ministre Barnier la semaine dernière, plongeant la France dans une crise politique de plus en plus profonde, la cheffe de fil de l’extrême droite Marine Le Pen a clairement indiqué sa prochaine cible : Emmanuel Macron, a fait observer le quotidien américain « The New York Times ».

Lundi, alors qu’il s’est réuni avec les partis politiques du pays dans sa quête d’un nouveau Premier ministre pour remplacer Barnier, Macron n’a pas daigné rencontrer Le Pen.

La semaine dernière, Le Pen a annoncé au Parlement la démission du Premier ministre, Michel Barnier ; il a été renversé peu après par une motion de censure, a constaté le journal américain.

D’après l’analyse de la même source, Le Pen a suggéré que les gouvernements successifs de Macron pourraient tomber, jusqu’à ce qu’il se retire, montrant clairement qu’elle recherche un trophée plus important : faire tomber le président lui-même.

« Tout repose sur la décision d’un homme », a-t-elle expliqué, évitant de citer le nom de Macron tout en suggérant qu’elle le poussait vers la sortie.

Sa cible était claire : « C’est à l’intéressé de décider s’il doit rester ou non ».

« C’est à lui de décider s’il doit sacrifier l’ordre public et le sort de la France au nom de sa propre fierté », a-t-elle indiqué, selon les propos rapportés par le journal américain.

« C’est à sa raison de décider s’il peut ignorer le rejet massif du peuple, qui, dans son cas, me semble définitif », a-t-elle poursuivi.

Macron a cependant insisté sur le fait qu’il n’allait nulle part.

En tant qu’arbitre du destin politique de la France, Le Pen est plus proche du pouvoir que jamais, a noté le « New York Times ».

La personne la plus responsable de l’avoir aidée dans cette entreprise n’est autre que Macron, qui a axé sa carrière politique sur le fait de la maintenir hors du pouvoir, a souligné le même média.

C’était la logique derrière ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022 — lorsqu’il présentait son camp comme le bastion de la démocratie libérale face à l’assaut de l’extrême droite — et c’était le fondement d’une grande partie de son soutien à ces deux occasions.

Macron est désormais discrédité, auprès de ses propres électeurs et de la gauche, après avoir ouvert la porte à l’émergence du Rassemblement national à la chambre basse du Parlement en convoquant des élections anticipées inutiles en juin, a résumé le « New York Times ».

Ce faisant, a conclu le journal, il a déclaré vouloir plus de clarté : mais ce que les élections ont clairement montré, c’est que les électeurs lui préfèrent l’extrême droite et la gauche.

(AL24News + The New York Times)

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