Appel à mettre fin aux mauvais traitements subis par les journalistes sahraouis dans les geôles marocaines

L’Agence d’information sahraouie Equipe Média a dénoncé les conditions désastreuses de détention dans les geôles marocaines du journaliste sahraoui, Bachir Khadda, privé de ses droits fondamentaux en tant que prisonnier d’opinion, exigent sa libération « immédiate et inconditionnelle ».
Dans un communiqué publié dimanche, ce média sahraoui rappelle que Bachir Khadda est emprisonné au Maroc depuis près de 15 ans, en raison de son travail journalistique et de ses opinions politiques.
S’insurgeant contre « la torture que subit Bachir Khadda à la prison de Tiflet 2 » (Maroc), Equipe Média affirme que ce dernier est « victime de mauvais traitements », « placé à l’isolement pendant plus de huit ans » et a également été privé de visites familiales durant cette longue période.
Incarcéré sur la base d’accusations que les organisations internationales et l’ONU considèrent comme « fabriquées de toutes pièces », Bachir Khadda est « constamment insulté par des prisonniers de droit commun marocains, encouragés par les gardiens eux-mêmes à l’humilie r et à le traiter de +traître+« , indique le communiqué. Il a même été contraint de « passer ses examens universitaires menotté et entouré de gardes« .
« Un acte humiliant, visant à porter atteinte à sa dignité et à son épanouissement intellectuel », déplore l’agence sahraouie, relevant que le cas de Khadda est lié à celui d’autres journalistes sahraouis, tels que Mohamed Lamin Haddi, Abdallahi Lekhfauni et Hassan Dah, qui avaient été « victimes de procès inéquitables, de torture et de détention arbitraire en raison de leur travail journalistique« .
Ces pressions psychologiques constituent « une grave violation des droits humains et des normes internationales relatives aux conditions de détention », soutient l’agence sahraouie pour qui, cette situation « reflète les conditions de détention des autres journalistes sahraouis » qui croupissent encore dans les cachots de l’occupant marocain.
Selon ce média, le calvaire que fait subir l’occupant à Bachir Khadda témoigne de ses « efforts systématiques visant à réduire au silence les voix sahraouies qui tentent de documenter ce qui se passe dans les territoires occupés« .
Au moins six autres journalistes sahraouis sont toujours incarcérés dans les prisons marocaines.
« Ils ont été victimes de torture, de négligence médicale et d’actes racistes, tout cela e n raison de leur engagement à couvrir les événements au Sahara occidental occupé« , soutient Equipe Média.
L’agence sahraouie plaide, dans ce contexte, pour « une action urgente afin de mettre fin aux mauvais traitements dont est victime Bachir Khadda et tous les journalistes sahraouis » et exige leur libération « immédiate » et « inconditionnelle ».
« Les Nations unies doivent intervenir de toute urgence pour mener des enquêtes indépendantes sur les conditions de détention, avec un mandat spécifique pour examiner les abus subis par Khadda et ces codétenus, et tenir le Maroc pour responsable des violations des Conventions de Genève« , conclut le communiqué.




