
Le ministre angolais des Relations extérieures, Antonio Téte, a appelé, dimanche à Alger, les pays africains à adopter une démarche commune concernant les impacts des systèmes coloniaux en vue de mieux réclamer des réparations pour les injustices séculaires commises.
Les pays africains doivent mettre en place une base et une plateforme concernant les réparations qui doivent être corrigées par les anciennes puissances colonisatrices, a plaidé Téte, dans son intervention lors de la Conférence internationale sur les crimes du colonialisme en Afrique qui se tient au Centre international des conférences (CIC) Abdelatif-Rahal.
Il a souligné, dans ce contexte, que la confection des programmes scolaires communs, la célébration de la diversité culturelle, la mise en place des politiques de développement et le renforcement des liens avec les diasporas sont de nature à accélérer l’aboutissement de cet objectif.
Il a relevé que l’objectif ultime de cette démarche ne doit pas être seulement la récupération de ce qui a été perdu, mais aussi de construire un avenir commun.
Le ministre angolais a insisté aussi sur l’importance de faire participer d’autres pays dans d’autres continents pour mieux plaider l’impératif pour les pays colonisateurs de réparer leurs injustices.
Il a indiqué, à cet égard, que la démarche de l’UA de contacter les pays des Caraïbes, lors du second sommet africain sur le climat qui s’est tenu en septembre dernier à Addis-Abeba, s’inscrit dans cette optique, affirmant que les pays des Caraïbes ont adhéré « pleinement » à la démarche africaine.
Selon le ministre angolais dont le pays assure la présidence tournante de l’Union africaine, la communauté internationale doit penser aussi à l’urgence de mettre en place un Fonds mondial qui sera dédié à la réparation des injustices et des dommages causés par le colonialisme.
Se félicitant, par ailleurs, de la convergence de vues au sein des pays africains, il a estimé que l’unanimité existant en Afrique concernant la défense des droits des peuples à l’autodétermination et la lutte contre toutes les forces de la discrimination et la traite humaine sont de nature à faire avancer le processus en vue d’en finir avec le colonialisme.
APS




