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Algérie : la commission parlementaire paritaire tient sa première réunion sur les dispositions objet de désaccord de la loi criminalisant la colonisation française

La commission paritaire des deux chambres du  Parlement a tenu, jeudi au siège du Conseil de la nation, sa première  réunion en vue de proposer une formule consensuelle sur les dispositions  faisant l’objet de désaccord concernant le projet de loi criminalisant la  colonisation française en Algérie, indique un communiqué de la chambre  haute du Parlement.

La réunion a été présidée par le président du Conseil de la nation, M.  Azouz Nasri, en application des dispositions de l’article 145 (alinéa 5) de  la Constitution, et en réponse à la demande du Premier ministre visant à  activer le mécanisme de la commission paritaire afin de proposer une formule consensuelle au texte relatif à la criminalisation de la  colonisation française en Algérie, faisant l’objet de désaccord entre les  deux chambres du Parlement, précise le communiqué.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, M. Nasri a considéré que  l’entame des travaux de la commission constitue « une étape charnière dans  le processus de traitement de ce texte à dimension historique et  souveraine », soulignant la nécessité de « l’élever au rang d’un texte  législatif de référence bien structuré, fondé sur des bases juridiques  rigoureuses et reflétant les constantes de l’Etat algérien ».

Rappelant la position de principe et constante de l’Etat algérien,  exprimée à maintes reprises par le président de la République, M.  Abdelmadjid Tebboune, notamment en ce qui concerne la question de  l’indemnisation, M. Azouz a affirmé que « l’Algérie, pour laquelle des  millions de martyrs se sont sacrifiés pour sa liberté et son indépendance,  ne marchande ni sa mémoire ni sa souveraineté contre une quelconque  compensation matérielle, mais demeure attachée à l’exigence de  reconnaissance ».

Nasri a appelé, dans ce sens, à l’élaboration d' »une +loi-type de  référence+, dépassant le cadre national pour constituer un précédent  législatif pionnier au niveau africain, et consacrant une approche  juridique claire dans le traitement des crimes du colonialisme ».

Par la suite, les travaux de la réunion ont été marqués par l’élection du  bureau de la commission, composé de M. Nour El Hadj (Conseil de la Nation),  en tant que président de la commission, M. Beghidja Saad (APN), comme  vice-président, ainsi que M. Bousdaria Faiçal (Conseil de la Nation) et M.  Mohamed Faouzi Bendjaballah (APN), en tant que rapporteurs.

Dans ce cadre, le président de la commission a relevé que le lancement des  travaux constitue « la concrétisation effective des mécanismes  constitutionnels visant à renforcer le consensus et garantir la qualité et  la cohérence de la législation », précisant que la mission qui lui est  confiée « n’est pas une formalité, mais une responsabilité institutionnelle  nécessitant l’élaboration d’une formule consensuelle reflétant la volonté  des deux chambres et préservant l’harmonie prévue par la Constitution ».

Par ailleurs, l’objet de désaccord entre les deux chambres du Parlement  porte sur 13 articles du texte de loi relatif à la criminalisation de la  colonisation française en Algérie.

(APS)  

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