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AIEA : la Chine appelle à « des discussions intergouvernementales face aux risques liés à l’accord AUKUS »

Le représentant permanent de la Chine auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Li Song, a appelé hier vendredi à « des discussions intergouvernementales au sein de l’AIEA afin d’aborder les risques de prolifération posés par l’accord AUKUS sur les sous-marins à propulsion nucléaire ».

Il a estimé lors d’une réunion du conseil des gouverneurs de l’AIEA que « cette collaboration entre l’Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni avait un impact sérieux sur la sécurité du monde et de la région Asie-Pacifique et posait de graves problèmes au régime international de non-prolifération et au système de garanties de l’AIEA ».

« Cette coopération va à l’encontre du but et des objectifs du TNP (Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires) et constitue un acte typique de deux poids, deux mesures », a dénoncé M. Li.

Dans le cadre de l’alliance trilatérale AUKUS, annoncée en septembre 2021, l’Australie pourra construire des sous-marins à propulsion nucléaire grâce à la technologie fournie par les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

M. Li a déclaré que « l’accord AUKUS, qui porte sur des questions politiques, sécuritaires, juridiques et techniques, créera un précédent important et aura un impact significatif sur l’amélioration et le développement du système de garanties de l’AIEA et des pratiques pertinentes en matière de garanties ».

Le représentant chinois a fait remarquer que « le développement et l’amélioration du système de garanties de l’AIEA avaient toujours été atteints par le biais de processus fondés sur le consensus et menés par les Etats membres, avec une large participation de ces derniers ».

Li Song a souligné qu' »avant que les Etats membres ne parviennent à un consensus sur la question de l’AUKUS, les dispositions pertinentes en matière de garanties ne devraient pas être interprétées et décidées uniquement par les pays de l’AUKUS et le secrétariat de l’AIEA ».

« Nous pensons que les Etats membres ont suffisamment de sagesse, de patience et de détermination pour répondre correctement aux risques de prolifération liés à l’affaire AUKUS par le biais de discussions intergouvernementales », a-t-il dit.

 

 

 

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