Agressions sionistes/ONU : les opérations d’aide de plus en plus difficiles dans le nord de Ghaza

Les opérations d’aide deviennent de plus en plus difficiles dans le nord de la bande de Ghaza, a regretté mercredi l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), relevant que les organisations humanitaires « se voient systématiquement refuser l’accès » à l’enclave par l’entité sioniste qui y mène une sauvage agression.
Selon l’UNRWA, les partenaires humanitaires n’ont pas été en mesure d’atteindre le nord de Ghaza et plusieurs parties du sud de l’enclave, en toute sécurité.
Dans son dernier rapport, l’UNRWA a signalé que les convois d’aide continuaient d’être la cible de tirs et que les forces d’occupation sionistes leur refusaient l’accès.
L’accès restreint au nord de Ghaza contribue ainsi de manière significative à l’insuffisance de l’acheminement de l’aide humanitaire, ce qui suscite des inquiétudes quant à l’insécurité alimentaire et à la possibilité d’une famine généralisée et de décès dus à la faim.
En outre, les forces sionistes « continuent de tirer sur les Palestiniens qui attendent l’aide humanitaire dans la ville de Ghaza », a indiqué pour sa part le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).
D’une manière générale, les camions de l’UNRWA ont du mal à entrer à Ghaza en raison des contraintes de sécurité et des fermetures temporaires aux deux points de passage.
L’agence onusienne a parfois dû interrompre temporairement l’acheminement des fournitures pour des raisons de sécurité.
Selon l’UNRWA, le nombre de camions entrant dans la bande de Ghaza reste bien en-deçà de l’objectif de 500 par jour, et il est très difficile d’acheminer l’aide par les deux points de passage.
« L’augmentation des frappes aériennes à Rafah, y compris dans les zones résidentielles sans avertissement préalable, a fait craindre qu’elles n’entravent encore davantage les opérations humanitaires déjà surchargées », a détaillé l’UNRWA.
Dans le même temps, des mouvements de population hors de Rafah et vers les camps de réfugiés de Deir Al Balah et de Nuseirat dans la zone intermédiaire ont été signalés. Au 26 février, jusqu’à 1,7 million de personnes (plus de 75% de la population) ont été déplacées dans la bande de Ghaza, parfois à plusieurs reprises.
Ces mouvements de population et ces restrictions de l’accès humanitaire interviennent alors que l’ONU s’est alarmée d’une « famine généralisée presque inévitable » dans la bande de Ghaza, particulièrement dans le nord du territoire palestinien assiégé où, sans accès humanitaire et avec un système agricole dévasté, elle est « imminente ».
Selon l’ONU, 2,2 millions de personnes, soit l’écrasante majorité de la population, sont menacées de famine.
« Si rien ne change, une famine est imminente dans le nord de Ghaza », avait averti mardi, le Directeur exécutif adjoint du Programme alimentaire mondial (PAM), Carl Skau, devant le Conseil de sécurité de l’ONU à New York.
« Nous devons persister et être à la hauteur de nos responsabilités pour assurer que cela n’arrive pas sous nos yeux », a-t-il dit.
Agences




