Agression sioniste contre le Liban : l’OMS met en garde contre d’éventuelles épidémies

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde, mardi, contre d’éventuelles épidémies au Liban alors que les forces sionistes poursuivent leurs agressions contre le pays.
Alors que le nombre de personnes déplacées augmente et que la population n’a qu’un accès limité aux soins d’urgence et de traumatologie, ainsi qu’aux services de santé essentiels, y compris la vaccination de routine et les services de santé maternelle et infantile essentiels, « nous sommes confrontés à une situation où le risque d’épidémies, telles que la diarrhée aqueuse aiguë, l’hépatite A et un certain nombre de maladies évitables par la vaccination, est beaucoup plus élevé », a déclaré par vidéo-conférence depuis Beyrouth, Ian Clarke, responsable adjoint de l’OMS pour le Liban, lors d’une conférence de presse.
Cette alerte de l’OMS intervient alors que les infrastructures hydrauliques sont également touchées à ce jour, avec au moins 25 d’entre elles endommagées.
Ces derniers développements surviennent alors que les agressions et les ordres de déplacement continuent d’affecter la vie des Libanais, en particulier du sud du pays et de la banlieue sud de la capitale.
Face à cet afflux de déplacés, il y a maintenant 973 abris formels à Beyrouth et dans le nord du pays, avec plus de 200.000 personnes enregistrées. Selon l’ONU, 773 de ces abris sont « absolument pleins ».
« Plus de 1,2 million de personnes sont touchées par cette crise, des centaines de milliers de personnes ont été déplacées des sept districts situés dans le sud du pays », a affirmé pour sa part Matthew Hollingworth, représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) au Liban.
C’est dans ce contexte que l’OMS s’est dit « profondément préoccupée » par l’impact de la récente escalade de l’agression sioniste sur le système de santé au Liban, notamment par le nombre croissant d’attaques contre le personnel et les établissements de santé.
APS




