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Agression sioniste à Ghaza : un responsable de l’ONU « horrifié » par les meurtres de 15 secouristes et travailleurs humanitaires

Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme s’est dit jeudi horrifié par la mort de 15 secouristes et travailleurs humanitaires à Ghaza après des tirs sur leurs ambulances.

« Je suis horrifié par les meurtres de 15 personnels de santé et travailleurs humanitaires, qui soulève de nouvelles inquiétudes quant à la commission de crimes de guerre par l’armée sioniste », a déclaré Volker Türk devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

Les 15 secouristes et humanitaires, notamment huit du Croissant-Rouge palestinien et un de l’ONU, ont été retrouvés près de Rafah dans ce que le bureau des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) a décrit comme une « fosse commune ».

Ocha avait dit mardi que la première équipe avait été tuée par les forces d’occupation sionistes le 23 mars, et que d’autres équipes d’urgence et d’aide avaient été frappées l’une après l’autre pendant plusieurs heures alors qu’elles cherchaient leurs collègues disparus.

C’est « l’un des moments les plus sombres survenus lors de ce conflit qui a secoué notre humanité commune jusqu’à son cœur », a commenté jeudi devant le Conseil de sécurité le président de la Société du Croissant-Rouge palestinien Younes Al-Khatib.

« Les âmes de Mostafa, Ezzedine, Saleh, Mohammad Bahloul, Mohammed al-Heila, Ashraf, Raed réclament justice. Pouvez-vous les entendre ? », a-t-il lancé, réclamant de connaître le sort d’un 16e membre de l’équipe toujours porté disparu.

Alors que l’entité sioniste bloque depuis un mois l’entrée de l’aide humanitaire, et a repris ses opérations militaires, Volker Türk a d’autre part condamné une nouvelle fois « le blocus et le siège de Ghaza », qui « constituent une forme de punition collective ».

« Il pourrait également s’agir du fait d’affamer des civils comme méthode de guerre », a-t-il estimé.

Il s’est enfin « alarmé » des « déclarations inflammatoires de hauts responsables de l’entité sioniste concernant le fait de saisir, diviser et contrôler le territoire de la bande de Ghaza ».

« Tout cela suscite de graves inquiétudes quant à la commission de crimes internationaux et va à l’encontre du principe fondamental du droit international sur l’acquisition du territoire par la force ».

(APS)

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