Afrique: La BAD lance un partenariat stratégique avec l’ACG sur le cofinancement du développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le Groupe de coordination arabe (ACG) ont lancé un partenariat stratégique structuré visant à accroître le cofinancement et la mobilisation des capitaux afin d’accélérer la transformation économique de l’Afrique, a indiqué un communiqué conjoint des deux institutions.
Cette initiative a été annoncée à l’issue d’une réunion de consultation de haut niveau tenue, mardi à Abidjan, au siège de la Banque africaine de développement, réunissant les dirigeants des deux groupes.
La réunion de consultation a abouti à l’adoption d’une Déclaration commune définissant une vision politique partagée et la traduisant en orientations opérationnelles, et fixant les domaines prioritaires de coopération, a précisé le communiqué soulignant que ce partenariat vise « à accroître le cofinancement, à mobiliser des capitaux privés et à accélérer la transformation économique de l’Afrique ».
Cette Déclaration va établir, selon la même source, « les principes des mécanismes de suivi institutionnels qui guideront la prochaine phase du partenariat arabo-africain et prévoit l’élaboration d’un cadre de financement et de partenariat opérationnel, à envisager en 2026 ».
Elle reconnaît également le rôle central du Fonds africain de développement (le guichet de financement concessionnel du Groupe de la Banque) dans le soutien aux pays à faible revenu et fragiles, appelant à explorer une collaboration plus étroite entre les institutions de l’ACG et le Fonds.
Cette réunion de consultations a permis d’établir une plateforme commune pour passer d’une coopération fragmentée à un co-investissement à grande échelle aligné sur les priorités de développement économique du continent.
La consultation intervient dans un contexte où l’Afrique est confrontée à un déficit croissant de financement du développement et à un besoin urgent de mobiliser des capitaux à grande échelle pour l’accès à l’énergie, la résilience climatique, et la sécurité alimentaire.
Dans ce contexte, les discussions ont porté notamment sur la manière dont l’ACG et la Banque africaine de développement pouvaient conjointement ancrer le cofinancement arabo-africain pour mobiliser des investissements publics et privés plus importants et mieux coordonnés afin de soutenir les priorités d’investissement en matière de développement de l’Afrique.
Créé en 1975, le Groupe de coordination arabe est une alliance stratégique regroupant dix institutions arabes nationales, régionales et internationales, œuvrant pour une réponse coordonnée au financement du développement.
(APS)




