Afrique du Sud: le vote sur une procédure de destitution du président est reporté

Le parlement sud-africain a repoussé au 13 décembre le vote, prévu ce mardi, sur le rapport d’une commission indépendante recommandant l’ouverture d’une procédure de destitution du président Cyril Ramaphosa pour violation éventuelle de plusieurs dispositions constitutionnelles dans une affaire de vol d’une importante somme d’argent dans une ferme du chef de l’État. C’est ce qu’a rapporté mardi la station de radio sud-africaine SABC.
« Le vote était initialement prévu pour le 6 décembre, mais nous sommes tous d’accord sur la date du 13 décembre, a déclaré Nosiviwe Mapisa-Nqakula, présidente de l’Assemblée nationale (chambre basse du parlement). Cela permettra à tous les députés d’arriver au Cap à temps pour participer au débat et au vote. »
Les partis d’opposition ont soutenu le report du vote dans l’espoir de persuader certains députés du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), de soutenir la motion.
L’organe directeur de l’ANC, le Comité exécutif national (NEC), a décidé lundi que tous les députés du parti devaient rejeter les conclusions de la commission indépendante et voter contre le lancement de la procédure de destitution du chef de l’État. Dans le même temps, Cyril Ramaphosa a déposé ce lundi une plainte à la Cour constitutionnelle du pays pour déclarer illégitimes le rapport de la commission indépendante et toute démarche juridique qui en découle.
Le Comité exécutif national a le pouvoir d’obliger les députés de l’ANC à voter d’une certaine manière pour toute question soumise au parlement. Une majorité simple est nécessaire pour adopter les conclusions du rapport de la commission. L’ANC détient 230 sièges sur 400 dans l’actuelle Assemblée nationale, ce qui lui permet de bloquer toute décision.
Agence Tass




