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Afghanistan : le chef de l’ONU « alarmé » par l’interdiction d’accéder à l’université pour les femmes

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est « profondément alarmé » par l’interdiction faite par les talibans aux femmes d’aller à l’université en Afghanistan et les a exhortés à « assurer l’égalité d’accès à l’éducation à tous les niveaux », a déclaré hier  son porte-parole.

« Le secrétaire général réitère que le refus de l’éducation non seulement viole l’égalité des droits pour les femmes et les filles, mais aura un impact dévastateur sur l’avenir du pays », a déclaré son porte-parole Stéphane Dujarric dans un communiqué.

Les autorités talibanes ont annoncé mardi que les universités afghanes étaient désormais interdites aux filles, déjà privées d’enseignement secondaire en Afghanistan depuis l’accession au pouvoir des talibans, restreignant encore un peu plus leurs libertés, malgré les condamnations internationales.

Le porte-parole du ministère, Ziaullah Hashimi, qui a tweeté la lettre, a également confirmé l’ordre de fermeture des facultés aux filles pour une durée indéterminée. Aucune explication n’a été fournie pour le moment pour justifier cette décision.

Les universités sont fermées en raison des vacances d’hiver et devraient rouvrir leurs portes en mars.

Cette nouvelle interdiction intervient moins de trois mois après que des milliers de filles et de femmes ont passé les examens d’entrée à l’université dans tout le pays.

Nombre d’entre elles aspiraient à choisir entre des carrières d’ingénieur ou de médecin, bien que privées d’accès aux écoles secondaires.

APS

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