2021, une année fructifère pour la cause sahraouie ; le Maroc acculé
Evidence. Depuis la rupture par le Maroc du cessez- le- feu, traduit par une agression caractérisée contre des civils sahraouis dans la zone- tampon d’El-Guerguerat, la question sahraouie, inscrite, officiellement, dans un cadre de décolonisation; et relevant de ce fait, de la responsabilité des Nations unies, n’a jamais été autant à l’ordre du jour des réunions de différentes organisations internationales.
En effet, et tout au long de cette année, «la diplomatie sahraouie a intensifié ses contacts et efforts pour recouvrer les droits confisqués du peuple sahraoui, dont les richesses naturelles exploitées illégalement par la force d’occupation soutenue par des parties étrangères», notent des observateurs au fait de ce dossier, mettant en avant, à ce propos, «une victoire éclatante» à travers notamment, l’annulation par le Tribunal de l’Union européenne de deux accords commerciaux entre l’UE et le Maroc, signés sans le consentement du peuple sahraoui, rappellent-ils ; estimant, encore qu’il, s’agissait par- là d’une décision historique du tribunal de l’UE «qui reconnaît désormais le Front Polisario comme le seul représentant légitime du peuple sahraoui», ont-il souligné.
Les mêmes sources retiennent, par ailleurs, que cette année 2021 aura été marquée par un large soutien à la question sahraouie ; tranchée comme une question avérée de décolonisation en vertu des résolutions de l’ONU, suscitant un mouvement de solidarité, qui va s’élargissant, avec le peuple sahraoui à travers le monde, «particulièrement après la reprise de la lutte armée», soutiennent- ils.
Une occurrence qui a amené le président sahraoui Brahim Ghali, à réaffirmer, le 1er décembre écoulé, deux options pour le Maroc. A savoir, le règlement prôné par l’ONU, basé sur l’organisation d’un référendum d’autodétermination, ou alors, la solution négociée prônée par l’Union africaine en mars 2021, consistant en la relance des pourparlers directs et francs sans aucune condition préalable entre la RASD et le Maroc.




