Pérou : un nouveau mort lors d’une manifestation contre le gouvernement de Dina Boluarte

Les manifestations contre le gouvernement de la nouvelle présidente péruvienne Dina Boluarte ont fait un mort et une trentaine de blessés mercredi lors d’affrontements avec les forces de sécurité, à Cusco dans le sud du Pérou.
Ce nouveau décès porte à 41 le nombre de personnes tuées depuis le début des manifestations il y a un mois, dont un policier, brûlé vif par la foule, selon le bureau du défenseur du peuple, l’Ombudsman.
« Nous regrettons que des affrontements à Cusco aient conduit à la mort du président de la communauté d’Anansaya Urinsaya Ccollana de Anta, Remo Candia Guevara », a déclaré sur Twitter l’institution.
La journée a commencé par des blocages de routes et des veillées en mémoire des personnes tuées lors des affrontements avec les forces de l’ordre à Juliaca, dans la région andine de Puno.
Le parquet a ouvert mardi une enquête pour « génocide » présumé à l’encontre de la présidente Dina Boluarte, qui a imposé un couvre-feu dans la région aymara (peuple amérindien) de Puno pour juguler les manifestations
violentes qui, rien qu’entre lundi et mardi, ont fait 17 morts parmi les civils et un policier brûlé dans sa voiture de patrouille, selon l’institution.
L’épicentre des protestations se trouve dans cette région à la frontière avec la Bolivie, où des milliers d’habitants ont marché mercredi dans les rues de Juliaca, à 1.300 km au sud de Lima, avec les cercueils des 17
victimes civiles.
Les protestataires promettent de poursuivre le combat jusqu’à obtenir la démission de ce qu’ils considèrent comme « un gouvernement illégitime ».
La nouvelle présidente Dina Boluarte, ancienne vice-présidente de M. Pedro Castillo est arrivée au pouvoir après la destitution de ce dernier.
Pedro Castillo, est sous le coup d’une enquête pour « rébellion » après sa tentative ratée de dissoudre le Parlement.
APS




