Pérou : le parquet demande 18 mois de prison préventive pour l’ex-président Castillo

Le parquet péruvien a déposé dans la nuit de mardi à mercredi une demande de détention préventive de 18 mois pour le président destitué Pedro Castillo, incarcéré depuis sa tentative de dissoudre le parlement le 7 décembre selon une judiciaire.
« La demande de 18 mois de détention préventive a été déposée officiellement », a déclaré une source du parquet. Cette demande empêchera Castillo d’être libéré ce mercredi, alors que sa détention provisoire de sept jours décidée par la Cour suprême prenait fin.
La Justice a désormais 48 heures pour fixer une audience et de décider s’il accepte la demande du parquet.
Celle-ci survient quelques heures après que le juge de la Cour suprême César San Martin a rejeté le recours de demande de remise en liberté de l’ex-président Castillo.
La Cour avait notamment estimé que l’échec de la tentative du coup de force de Castillo n’excusait pas son crime, soulignant qu’en voulant « instaurer un gouvernement d’exception, il voulait altérer l’ordre constitutionnel ».
Lors de l’audience l’ex-président avait appelé ses partisans à l’accueillir à sa sortie de prison mercredi à 13h locales (18h GMT) heure de la fin des 7 jours de détention. Ses partisans ont abondamment relayé ce rendez vous sur les réseaux sociaux. L’ancien président a notamment lancé lors de l’audience : « Je ne renoncerai jamais ».
Le 7 décembre, le président de gauche âgé de 53 ans avait ordonné la dissolution du Parlement mais n’avait pas été suivi par l’armée.
Les parlementaires avaient peu après voté, à une large majorité, sa destitution pour « incapacité morale ».
Arrêté quelques heures plus tard, Pedro Castillo avait été placé en détention provisoire. La vice-présidente Dina Boluarte a été investie présidente et fait face à une mobilisation grandissante.
Les manifestations ont fait 7 morts depuis dimanche.
APS




