Protéger la haute mer « n’a que trop tardé », déplore le chef de l’ONU

Le traité pour protéger la haute mer n’a « que trop tardé », a déploré jeudi le secrétaire général de l’ONU, alors qu’une nouvelle session de négociations pour accoucher de cet accord crucial pour les océans est désormais prévue début 2023.
Lors d’une session spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU pour célébrer le 40e anniversaire de l’adoption de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, Antonio Guterres a souligné la « situation désastreuse » des
océans.
« De nos jours, 35% des pêches sont surexploitées dans le monde. Le niveau de la mer augmente. L’océan s’acidifie et étouffe à cause de la pollution. Les récifs de corail, indispensables à la vie, sont en train de blanchir et
de mourir », a-t-il énuméré, appelant à être « plus ambitieux » pour protéger les océans et tous ceux qui en dépendent.
Parmi les outils de protection, le traité sur « la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale », en discussion depuis quinze ans.
Le texte vise à protéger la haute mer, là où s’arrêtent les zones économiques exclusives (ZEE) des Etats, à maximum 200 milles nautiques des côtes. Une vaste zone longtemps ignorée mais qui représente 60% des océans et recèle des trésors de biodiversité.
APS




