Les Britanniques qui peinent à payer leurs factures sont les plus atteints de dépression

Les Britanniques les plus fragiles économiquement sont les plus atteints de dépression en Grande-Bretagne, indique l’Office national des statistiques (ONS) hier, alors que le pays traverse une profonde crise du coût de la vie.
Près d’un quart des Britanniques qui ont des difficultés à payer leurs factures d’électricité souffrent de symptômes de dépression modérés à sévères ajoute mardi l’ONS, soit près de trois fois plus que ceux qui disent ne pas avoir de problèmes pour les régler.
Quelque 27% des Britanniques qui ont du mal à s’acquitter de leur loyer sont également atteints de dépression, environ le double de ceux qui n’ont pas de difficultés financières, poursuit l’organisme public.
Au total, 16% de Britanniques souffrent de dépression modérée à sévère en Grande-Bretagne, d’après l’ONS, en nette hausse par rapport à avant la pandémie (10%).
Le groupe le plus atteint de dépression (59%) est celui des adultes économiquement inactifs à cause de maladies longues, et souvent vulnérables économiquement car dépendants.
Suivent les adultes qui ont en charge des proches dépendants, les adultes handicapés, ceux qui vivent dans les zones les plus défavorisées d’Angleterre, puis les jeunes de 16 à 29 ans (28%).
Le Royaume-Uni a vu son économie se contracter au troisième trimestre et est déjà en récession d’après de nombreuses prévisions, et la contraction se prolongera en 2023.
Si le taux de chômage reste à des records de faiblesse, l’inflation dépasse 11% et les factures énergétiques ou les prix de l’alimentation ont flambé, ce qui force des millions de Britanniques parmi les plus vulnérables à se priver de chauffage ou de nourriture.
APS




