La crise énergétique dans l’UE se poursuivra

La crise énergétique aigüe se poursuivra en Europe l’année prochaine, malgré des achats supplémentaires de gaz naturel liquéfié (GNL), a déclaré dans une interview parue ce samedi sur la chaîne NHK la commissaire européenne de l’Énergie, Kadri Simson.
« La grave crise énergétique continuera l’année prochaine », a-t-elle affirmé, accusant de la situation la Russie. « Outre l’augmentation de l’extraction du gaz en Norvège et dans d’autres pays auxquels nous sommes reliés par des gazoducs, nous effectuons des achats supplémentaires de GNL sur le marché international. »
Kadri Simson a également évoqué les perspectives d’intérêt croissant pour l’utilisation de l’hydrogène dans le contexte de la crise énergétique actuelle. « Il peut être utilisé [comme carburant] pour les voyages à longue distance et dans les usines, ce qui contribuera à la décarbonisation. L’hydrogène dit vert, produit à partir de sources d’énergie renouvelables comme l’énergie éolienne, recèle un grand potentiel et nous estimons que d’ici 2030, l’hydrogène sera compétitif avec les combustibles fossiles du point de vue prix », a-t-elle conclu.
La crise énergétique dans l’Union européenne s’est aggravée début juillet, avec les premières perturbations dans les livraisons de gaz russe vers plusieurs pays de l’UE, dues notamment à des problèmes de maintenance des turbines du gazoduc Nord Stream 1 à la suite des sanctions contre la Russie. La Commission européenne a alors appelé les pays de l’UE à se préparer à titre préventif à l’arrêt complet des livraisons russes et a mis en œuvre un plan de réduction de 15% de la consommation nationale par tous les pays membres du 1er août 2022 au 31 mars 2023.




