Pakistan : meeting de l’ex-Premier ministre Imran Khan pour appeler à des élections

L’ancien Premier ministre pakistanais, Imran Khan, devrait s’adresser samedi à des milliers de partisans pour appeler à des élections anticipées, lors de sa première sortie publique depuis qu’il a réchappé à une tentative d’assassinat, rapportent des médias.
L’attaque du 3 novembre, au cours duquel l’ex-Premier ministre a été blessé aux jambes, est le dernier rebondissement en date après des mois de tensions politiques. La crise a débuté lors de l’éviction d’Imran Khan du pouvoir après un vote de défiance à l’Assemblée nationale.
Le rassemblement samedi à Rawalpindi, ville jouxtant Islamabad, est l’étape la plus importante d’une « longue marche » organisée par son parti, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI, Mouvement du Pakistan pour la justice) dans le but de faire pression sur le gouvernement afin d’obtenir des élections anticipées avant l’expiration du mandat du Parlement en octobre prochain.
Les autorités ont mis en place un vaste dispositif de sécurité autour de la capitale pour empêcher les partisans de l’ancienne star internationale du cricket, reconvertie dans la politique, de marcher sur les bâtiments gouvernementaux. Des milliers de membres du personnel de sécurité ont été déployés et les routes ont été bloquées par des conteneurs, selon des correspondants de presse sur place.
Les manifestations organisées en mai par Khan, 70 ans, ont dégénéré et provoqué le chaos: la capitale avait été bloquée et des affrontements avaient éclaté à travers le pays entre la police et les manifestants.
Le ministre pakistanais de l’Intérieur Rana Sanaullah a émis une « alerte rouge » vendredi, mettant en garde contre les menaces à la sécurité provoquées par le rassemblement.
APS




