Birmanie : libération de près de 6.000 prisonniers, dont plusieurs étrangers

Les militaires au pouvoir en Birmanie ont annoncé, jeudi, la libération de près de 6.000 prisonniers, dont une ancienne ambassadrice britannique, un journaliste japonais et un conseiller australien du gouvernement déchu d’Aung San Suu Kyi.
« Ces trois ressortissants étrangers « sont graciés et expulsés », a-t-on indiqué dans un communiqué, sans préciser quand cette expulsion aurait lieu.
Cette décision est un rare signe d’ouverture des militaires depuis leur arrivée au pouvoir lors du coup d’Etat du 1er février 2021. Des milliers de personnes ont été emprisonnées dans le cadre de la répression sanglante de toute dissidence qui a suivi.
L’ex-diplomate Vicky Bowman, le conseiller économique australien Sean Turnell et le journaliste japonais Toru Kubota « seront libérés pour marquer la fête nationale » (jeudi), a déclaré aux médias ,pour sa part, un officier supérieur.
« Au total, 5.774 prisonniers, dont quelque 600 femmes, seront libérés », ont-ils précisé, révisant à la hausse le chiffre antérieur qui était d’environ 700.
Ils n’ont pas précisé combien de personnes graciées avaient été arrêtées lors de la répression militaire contre la dissidence.
Cette décision était réclamée depuis de longs mois par les organisations de défense des droits humains, qui pointaient du doigt des condamnations politiques par une junte accusée d’avoir fait plonger le pays dans un conflit sanglant depuis le coup d’Etat militaire de février 2021.
APS




