Grande-Bretagne : nouvelle grève dans le métro londonien

Des millions de personnes étaient affectées jeudi par une nouvelle grève dans le métro londonien, à l’appel de plusieurs syndicats qui s’opposent à un plan de réductions de coûts au sein de la régie Transport for London (TfL).
Le plus vieux métro du monde était presque entièrement paralysé jeudi matin, avec la plupart des lignes totalement à l’arrêt et quelques unes avec un service très réduit. Seule la toute jeune Elizabeth Line, inaugurée en mai dernier, fonctionnait normalement, avec seulement quelques stations fermées au cœur de la capitale, selon des correspondants de presse sur place.
Le métro londonien transporte en temps ordinaire jusqu’à 5 millions de passagers par jours, mais a été secoué par plusieurs mouvements de grève ces derniers mois.
Si certains Londoniens ont opté pour le télétravail, dont la pratique s’est largement diffusée depuis la pandémie de Covid-19, beaucoup se sont rabattus sur le vélo, la voiture mais aussi les bus.
Le syndicat national RMT (Rail, Maritime and Transport) qui a appelé à la grève, s’oppose notamment à la suppression de 600 postes dans les stations de métro et à un projet de TfL de modifier son financement des pensions de retraite des agents, selon un communiqué.
Plombé par la pandémie, TfL a conclu fin août un accord de financement avec le gouvernement, qui ne comble toutefois pas les besoins de l’opérateur public.
« Ces attaques (du statut des salariés) sont profondément injustes et complètement inutiles », estime le syndicat, qui affirme avoir fait des propositions pour suspendre la grève qui ont été rejetées par TfL.
Selon Sharon Graham, secrétaire générale du syndicat Unite qui a aussi appelé à la grève, « TfL attaque inutilement les pensions et les salaires de nos membres, ce que Unite ne peut tout simplement pas accepter », a-t-elle affirmé dans un communiqué.
Cette grève intervient aussi au moment où le Royaume-Uni connait une multiplication des mouvements sociaux dans un contexte d’inflation record et de crise du coût de la vie. Mercredi, les infirmières ont voté une grève nationale inédite pour réclamer de meilleurs salaires.
APS




