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Le pétrole franchit les 100 dollars le baril pour la première fois depuis 2022

Les marchés pétroliers mondiaux ont connu jeudi une flambée spectaculaire des prix, sur fond d’escalade militaire au Moyen-Orient.

Le Brent, référence internationale, a clôturé à 100,46 dollars le baril (+9,2 %), son plus haut niveau depuis août 2022. Le West Texas Intermediate (WTI) américain a terminé à 95,70 dollars (+9,7 %).

Cette hausse intervient alors que l’Iran a intensifié ses attaques contre des installations pétrolières et de transport dans la région et que son guide suprême a juré de maintenir fermé le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d’un tiers du pétrole mondial. Deux pétroliers ont été touchés dans les eaux irakiennes, tandis que les ports pétroliers du pays ont été contraints de suspendre leurs activités.

« Le marché est gravement déséquilibré et cela perdurera jusqu’à la réouverture du détroit », a averti auprès de Reuters Jim Burkhard, responsable mondial de la recherche sur le brut chez S&P Global Energy.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a confirmé que l’escalade militaire au Moyen-Orient provoque la plus grande perturbation de l’approvisionnement en pétrole de l’histoire des marchés, avec une réduction d’au moins 10 millions de barils par jour de la production au Moyen-Orient, soit près de 10 % de la demande mondiale.

Face à cette crise, l’AIE a annoncé le déblocage d’un volume record de 400 millions de barils issus des stocks stratégiques, mais les analystes doutent de l’efficacité d’une telle mesure, qui ne couvrirait que 25 jours de perturbation.

(Agences)

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