L’Inde affirme son autonomie face à Washington pour acheter du pétrole russe

L’Inde a affirmé samedi n’avoir « jamais dépendu » de l’accord d’aucun pays pour acheter du pétrole russe, après que Washington a annoncé jeudi avoir temporairement autorisé New Delhi à le faire, rapporte l’AFP.
« L’Inde n’a jamais dépendu de l’autorisation d’un autre pays pour acheter du pétrole russe », a indiqué le service de communication du gouvernement indien dans une note.
« L’Inde continue d’importer du pétrole russe même en février 2026, et la Russie reste le premier fournisseur de pétrole brut de l’Inde », ajoute le texte.
Le gouvernement américain a autorisé jeudi, et pour un mois, la livraison de pétrole russe sous sanction vers l’Inde.
L’Inde a affirmé que la situation actuelle au Moyen Orient pourrait sérieusement peser sur son économie.
Selon un document publié par le département du Trésor, l’autorisation s’appliquera jusqu’à la fin de la journée du 3 avril 2026.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré sur X que cette dérogation avait été accordée afin de « permettre au pétrole de continuer à alimenter le marché mondial ».
« Cette mesure temporaire n’apportera pas d’avantage financier significatif au gouvernement russe, car elle n’autorise que les transactions portant sur du pétrole déjà bloqué en mer », a-t-il ajouté.
L’Inde a néanmoins poursuivi et même augmenté ses achats de brut russe, vendu en dessous de la valeur du marché, devenant l’une des toutes premières destinations après la Chine.
La décision de la Cour suprême américaine d’annuler une bonne partie des droits de douane voulus par Donald Trump a également touché ceux visant les produits indiens, ainsi concernés par une surtaxe de 10% depuis le 24 février, comme l’ensemble des produits importés aux Etats-Unis.
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