Mettre fin à l’impunité de l’entité sioniste: le Groupe de La Haye réunit 35 pays pour « promouvoir une action coordonnée »

Le Groupe de La Haye, co-présidé par l’Afrique du Sud et la Colombie, a convoqué une réunion d’urgence, mercredi à La Haye, sur la situation en Palestine pour « promouvoir une action étatique coordonnée » visant à « mettre fin à l’impunité » de l’entité sioniste.
« Alors que (l’entité sioniste) étend unilatéralement sa présence illégale en Cisjordanie occupée à travers des mesures largement condamnées comme une annexion de facto et restreint encore une fois sévèrement l’entrée de l’aide humanitaire à Ghaza (…) l’Afrique du Sud et la Colombie, en tant que coprésidentes du Groupe de La Haye, réuniront des gouvernements du monde entier à La Haye le 4 mars 2026 afin de promouvoir une action étatique coordonnée et concrète pour mettre fin à l’impunité, réduire la complicité et faire respecter le droit international », a indiqué le groupe dans un communiqué.
Pas moins de 35 pays ont confirmé leur présence à cette réunion, parmi lesquels la Chine, le Brésil, le Chili, Cuba, l’Uruguay, l’Espagne, la Suisse, la Suède, le Danemark, la Norvège, l’Egypte, la Malaisie, l’Indonésie, le Qatar, ou encore l’Arabie Saoudite.
La réunion se déroulera en présence des ambassadeurs de ces Etats à la Haye mais aussi auprès de la Cour internationale de justice (CIJ) et de la Cour pénale internationale (CPI). La rapporteuse spéciale de l’ONU sur les territoires palestiniens a également annoncé sa présence à la réunion. « L’heure est venue d’un multilatéralisme décolonisé, fondé sur des droits et des obligations universels, appliqué avec intégrité et exempt de deux poids, deux mesures.
Puissent les Etats européens et arabes se joindre à cet effort indispensable », a écrit Francesca Albanese sur les réseaux sociaux. La réunion du 4 mars est la quatrième grande rencontre organisée par le Groupe de la Haye qui a déjà coordonné trois conférences majeures à La Haye, Bogota et New York durant l’année 2025. Son objectif est de « passer des paroles aux actes et préserver l’intégrité du système juridique international ».
Plusieurs gouvernements participants ont depuis commencé à appliquer leurs obligations légales au niveau national. Le groupe liste une série de mesures dont l’interdiction des exportations militaires et à double usage vers l’entité sioniste, refus des transferts d’armes sionistes dans les ports, interdiction des navires transportant des arm es vers l’entité sioniste sous pavillon national, révision des contrats publics afin d’empêcher les institutions et fonds publics de soutenir l’occupation illégale de la Palestine, poursuite en justice pour les crimes internationaux et soutien à la compétence universelle pour que les auteurs de ces crimes soient tenus responsables.
« La réunion du 4 mars 2026 portera sur l’évaluation de la mise en œuvre de ces mesures annoncées et étudiera des propositions visant à +renforcer les mécanismes transnationaux de répression nécessaires pour s’attaquer aux facteurs matériels qui facilitent le génocide et les crimes de guerre+ », a souligné le groupe.
Parallèlement à cette réunion, un évènement se tiendra samedi prochain à Amsterdam à l’initiative d’organisations de défense du peuple palestinien issues de la société civile internationale. Intitulé La Nakba n’a jamais pris fin – Congrès des peuples en soutien au Groupe de La Haye, il réunira des personnalités comme la militante écologiste Greta Thunberg, Francesca Albanese ou l’ancien chef du Parti travailliste britannique, le député Jeremy Corbyn.
Le Groupe de La Haye a été créé en janvier 2025 durant le génocide à Ghaza pour coordonner des actions gouvernementales concrètes visant à mettre la pression économique et politique sur l’entité sioniste.
(APS)



