Les forces sionistes ont tiré plus de 900 balles lors d’un massacre de secouristes palestiniens en 2025

Les forces d’occupation sionistes ont tiré plus de 900 balles sur un convoi de véhicules d’urgence palestiniens clairement identifiés à Ghaza avant d’avancer pour tuer les travailleurs humanitaires survivants, dont certains ont été abattus à bout portant comme lors d’une exécution, révèle une nouvelle enquête conjointe menée par le groupe de recherche britannique « Forensic Architecture » et l’ONG « Earshot ».
L’enquête offre la reconstitution la plus détaillée à ce jour du massacre de Tal as-Sultan, un quartier situé à l’ouest de Rafah, dans le sud de la bande de Ghaza, le 23 mars 2025.
Ce jour-là, 15 travailleurs humanitaires sont tombés en martyrs dans l’attaque sioniste, notamment des urgentistes de la Société du Croissant-Rouge palestinien (PRCS), des pompiers de la Défense civile palestinienne (PCD) et un membre du personnel de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).
Les travailleurs humanitaires tués ont ensuite été enterrés avec leurs véhicules. L’armée sioniste a d’abord affirmé que les véhicules n’étaient pas « coordonnés », avant d’évoquer plus tard une « erreur professionnelle ».
Mais l’analyse médico-légale brosse un tableau différent : une embuscade coordonnée, l’absence de riposte et une manœuvre calculée pour éliminer les survivants.
L’enquête s’appuie largement sur des « témoignages situés » et des techniques avancées de balistique audio pour analyser le son des coups de feu afin de déterminer la distance, le type d’arme et la position du tireur.
Les enquêteurs ont analysé les images récupérées sur le téléphone du paramédical Rifaat Radwan, un secouriste du PRCS qui a commencé à enregistrer à 5h09, lorsque l’embuscade a commencé. Dans une vidéo d’une durée de cinq minutes et demie, au moins 844 coups de feu ont été enregistrés. Combiné à d’autres enregistrements, le nombre total documenté atteint au moins 910 coups de feu.
« La densité des tirs (…) dépasse souvent 900 tirs par minute », indique le rapport de l’enquête, précisant qu’à un moment donné, cinq coups ont été tirés en seulement 67 millisecondes. Cette cadence de tir confirme qu’au moins cinq tireurs, probablement beaucoup plus, tiraient simultanément depuis un banc de sable surélevé situé à environ 40 mètres. Les soldats sionistes « ont tendu une embuscade et soumis les travailleurs humanitaires palestiniens à des tirs continus pendant plus de deux heures », entre 5h09 et 7h13, indique le rapport.
Le document conteste le récit de l’armée sioniste d’une « zone de combat » chaotique. Il décrit plutôt un massacre méthodique de travailleurs humanitaires palestiniens qui se rendaient auprès de personnes blessées lors de frappes sionistes.
Il détaille également une tentative méthodique des forces sionistes pour dissimuler le massacre, dans les heures suivant les faits. Les images satellites prises ce matin-là montrent que des bulldozers ont été déployés sur le site. Les véhicules d’urgence ont été écrasés et ensevelis, et les lieux ont été recouverts de remblais de terre afin d’en bloquer la visibilité.
« Le personnel militaire (sioniste) a agi intentionnellement pour dissimuler et détruire les preuves (…) en enterrant les corps des victimes (et) en enterrant les téléphones portables », indique le rapport.
(APS)




