Le CPJ alerte sur la situation des journalistes palestiniens détenus dans les prisons sionistes

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a alerté sur la situation critique des journalistes palestiniens détenus dans les prisons de l’entité sioniste, affirmant qu’ils subissent des violences d’ordres physiques, sexuelles et psychologiques.
Le CPJ a publié jeudi un nouveau rapport dans lequel 59 journalistes palestiniens racontent la torture qu’ils ont subie dans les prisons sionistes.
Intitulé « Nous sommes revenus de l’enfer », le rapport décrit des violences « insoutenables ». Yeux bandés, déshabillés, battus, insultés, les témoignages se suivent et se surpassent en termes d’horreurs. Un de ces anciens détenus, raconte qu’à « chaque fois qu’il perdait connaissance, une décharge électrique ou un coup le réveillait brutalement ».
Pour Sara Qudah, directrice régionale du CPJ, « il ne s’agit pas d’incidents isolés. Dans des dizaines de cas, le CPJ a documenté des abus récurrents – allant des coups à la privation de nourriture, en passant par les violences sexuelles et la négligence médicale – perpétrés contre des journalistes en raison de leur travail ».
« Ces abus révèlent une stratégie délibérée visant à intimider et à réduire au silence les journalistes, et à anéantir leur capacité à témoigner. Le silence persistant de la communauté internationale ne fait que perpétuer ces abus », a-t-elle ajouté.
Les témoignages attestent que ces journalistes ont été directement ciblés, arrêtés et torturés pour leur travail d’information. Parmi eux, Amin Baraka a raconté avoir été interrogé à plusieurs reprises au sujet de son travail et avoir reçu des menaces de violence contre sa famille.
« Un soldat sioniste m’a dit, mot pour mot en arabe, que Wael Al-Dahdouh, nous avait défiés et était resté dans la bande de Ghaza, alors nous avons tué sa famille, et nous tuerons la vôtre aussi », a-t-il affirmé.
Un autre journaliste, Mohammed Al-Atrash, a rapporté qu’avant sa libération de prison, on l’avait averti de cesser toute activité journalistique. Le Comité pour la protection des journalistes, fondé en 1981 et basé aux Etats-Unis, a pour mission d’observer les abus contre la presse et promouvoir la liberté de la presse à travers le monde.
Il a recensé la détention d’au moins 94 journalistes palestiniens et d’un employé des médias depuis le 7 octobre 2023 : 32 journalistes et un employé des médias originaires de Ghaza, 60 de Cisjordanie. Au 19 février 2026, 30 étaient toujours détenus. En 2025, le recensement du CPJ révélait que l’entité sioniste figurait parmi les pays emprisonnant le plus de journalistes depuis 2023.
(APS)




