L’insécurité accentue la détresse des réfugiés au Soudan et au Soudan du Sud, selon l’ONU

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a affirmé que l’insécurité régnant dans plusieurs régions du Soudan et du Soudan du Sud est en train d’accentuer la détresse de centaines de milliers de réfugiés.
« L’insécurité persistante dans de nombreuses régions du Soudan du Sud pousse davantage de personnes à fuir et aggrave une situation humanitaire déjà grave », a indiqué mardi soir l’OCHA, faisant savoir que l’une de ses missions dans l’Etat du Kordofan-Sud a découvert plus de 10.000 personnes déplacées vivant dans des camps confrontés à des pénuries critiques en matière d’alimentation, de soins, d’eau et d’assainissement, de logement et d’éducation ».
L’OCHA a affirmé, dans ce contexte, que la plupart des familles nouvellement déplacées ont fui l’insécurité et la famine dans la capitale de l’Etat, Kadougli, et dans la ville de Dilling et que d’autres venaient des Etats du Kordofan-Ouest et du Darfour-Est, et certaines via le Soudan du Sud, après de longs et dangereux voyages.
A cet égard, l’OCHA a précisé que ses partenaires au Darfour-Nord ont signalé que plus de 1.000 personnes sont récemment arrivées dans la région de Tawila et que les familles sont confrontées à de graves pénuries de nourriture, de services de santé et d’articles ménagers de base. « Les déplacements se poursuivent également dans les Etats du Darfour-Est et du Nil Bleu », a noté l’OCHA.
Au Soudan du Sud, depuis la fin du mois de décembre, la reprise des combats et des frappes aériennes dans l’Etat de Jonglei a contraint environ 280.000 personnes à fuir leurs foyers, selon le bureau, qui a souligné que sa capacité à fournir une aide vitale reste limitée en raison des affrontements et de l’insécurité persistants.
(APS)




