Algerie

Algérie… Cinq ans de grands paris et de construction de la sécurité stratégique

Dans un monde qui change à un rythme sans précédent… où les crises climatiques, économiques et technologiques s’entrelacent, la sécurité n’est plus seulement une notion militaire, mais devient un système intégré qui touche la vie quotidienne des citoyens.
Au cours de ces cinq dernières années, l’Algérie a choisi de relever un pari stratégique : construire une sécurité nationale globale… hydraulique, industrielle, numérique, alimentaire… et même sportive. Qu’a-t-elle accompli ? Et comment se dessinent les contours de la nouvelle Algérie ?

En seulement cinq ans, l’Algérie a opté pour un pari stratégique clair, fondé sur la construction d’une sécurité nationale globale basée sur la diversification des sources de puissance et l’atteinte de la souveraineté dans des secteurs vitaux, en préparation d’un monde plus instable. Qu’a-t-elle réalisé ? Et quels traits ces transformations dessinent-elles pour la nouvelle Algérie

Sécurité hydraulique :

La rareté de l’eau et le changement climatique ne sont plus de simples scénarios futurs, mais une réalité quotidienne imposée par les transformations climatiques mondiales. Face à ce défi, l’Algérie a pris une décision stratégique décisive : se tourner résolument vers le dessalement de l’eau de mer.

De Oran avec la station d’Aïn El Karma à Fouka à Tipaza, en passant par Cap Djinet à Boumerdès, jusqu’à El Tarf et Béjaïa, d’immenses stations à haute capacité de production ont été construites, devenant aujourd’hui un pilier essentiel pour l’approvisionnement en eau potable de millions de citoyens.

L’eau dessalée n’est plus une solution temporaire, mais un élément central de l’équilibre hydraulique national, dans une vision réduisant la dépendance aux pluies et aux barrages. L’essentiel est que le processus ne s’arrête pas : six nouvelles stations sont à l’étude et en construction à Skikda, Jijel, Tizi Ouzou, Chlef, Mostaganem et Tlemcen, reflétant une orientation stratégique visant à garantir la continuité de l’approvisionnement en eau, quelles que soient les fluctuations climatiques.

Sécurité industrielle :

Si l’eau est le sang de la vie, l’industrie est le cœur de la souveraineté économique.

Dans le sud-ouest, le projet Gara Djebilet se distingue comme l’un des plus grands paris stratégiques : ce n’est pas seulement une mine de fer, mais un projet structurel intégré accompagné de la construction de routes, de lignes ferroviaires, d’investissements massifs et de milliers d’emplois directs et indirects. Gara Djebilet a redessiné la carte du développement des régions intérieures et a consolidé une approche qui considère les ressources naturelles comme un levier de développement équilibré, et non comme une simple matière première.

À côté du fer, la mine de zinc constitue un autre pilier dans la diversification des revenus nationaux et la réduction de la dépendance historique aux hydrocarbures, dans une vision industrielle plus diversifiée et durable, sans oublier le pays du Djebel, rejoignant le cercle des grands exportateurs mondiaux de phosphate.

Avec le soutien aux start-ups et aux petites entreprises, l’industrie n’est plus réservée aux grands projets : elle devient un espace ouvert à l’innovation, à la technologie et à l’esprit d’initiative, en particulier pour les jeunes.

Sécurité numérique et spatiale :

À l’ère des données, qui possède l’information possède le pouvoir.

En janvier 2026, l’Algérie a franchi une étape avancée de souveraineté numérique avec le lancement des satellites Alsat-3A et Alsat-3B depuis le centre de Jiuquan en Chine, dans le cadre d’une coopération technologique de haut niveau. Ces satellites ne sont pas de simples symboles politiques, mais des outils pratiques pour la surveillance de la Terre, la gestion des ressources naturelles, l’urbanisme, la prévision des catastrophes et le renforcement de l’autonomie dans le domaine des données stratégiques.

Sur le terrain, la bataille de la numérisation se poursuit discrètement mais profondément : extension du réseau de fibre optique, amélioration des services Internet et modernisation de l’administration et des services publics.

C’est une bataille invisible, mais l’une des plus déterminantes dans le monde d’aujourd’hui.

Sécurité alimentaire :

L’alimentation n’est pas seulement un dossier technique… c’est une question de souveraineté par excellence.

Ces dernières années, l’Algérie a augmenté sa production agricole, étendu les superficies cultivées et réalisé des progrès tangibles dans la production de blé dur, l’un des piliers de la sécurité alimentaire nationale.

Grâce à l’investissement dans les techniques agricoles modernes, les systèmes d’irrigation, les serres et la simplification des procédures pour les agriculteurs, les signes d’une autosuffisance plus stable commencent à apparaître.

Avec des stratégies à long terme pour faire face au changement climatique, l’agriculture se transforme progressivement d’un secteur fragile en un pilier de la sécurité nationale.

Infrastructures sportives :

Même le sport n’est plus un secteur marginal, mais fait partie de l’image de l’État moderne.

En peu de temps, l’Algérie a inauguré quatre stades internationaux :

  • Stade Hocine Aït Ahmed à Tizi Ouzou,

  • Stade Nelson Mandela à Baraki,

  • Stade Ali Labount à El Douéra,

  • Stade Miloud Hadefi à Oran.

Avec de nouveaux projets à Ouargla, Béchar et Sétif, l’Algérie affirme que l’investissement dans les infrastructures sportives est un investissement dans la jeunesse, l’identité et l’avenir.

En cinq ans, les réalisations ne sont pas de simples chiffres ou projets isolés, mais des choix stratégiques conscients pour construire une Algérie plus résiliente face aux transformations.

De l’eau à l’industrie,
De l’espace aux champs,
Des stades à l’humain.

L’Algérie ne se contente pas de faire face aux défis,
elle trace sa voie avec confiance,
vers une sécurité globale… et un développement durable.

Mohamed Lamine Bellili

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