International

ONU: Guterres exhorte les pays membres à contribuer au fonds d’urgence

Le secrétaire général des  Nations unies, Antonio Guterres, a exhorté les pays membres de l’ONU à  contribuer au Fonds central pour les interventions d’urgence (CERF) afin de  « préserver l’espoir des millions de personnes qui dépendent de nous ».

« Nous nous retrouvons dans une période très difficile », marquée par  l’augmentation des besoins humanitaires et la multiplication des crises », a  déploré M. Guterres dans son discours prononcé mardi lors de la réunion de  haut niveau consacrée aux promesses de dons au CERF pour 2026.

« Si le CERF est le fonds flexible de première intervention de  l’organisation mondiale, le réservoir du système humanitaire est à sec »,  a-t-il poursuivi.

Selon le chef de l’ONU, depuis 2006, le CERF a fourni près de dix  milliards de dollars d’aide vitale dans plus de 100 pays, en collaboration  avec plus de 20 agences de l’ONU ainsi que des centaines de partenaires, et  est venu en aide à des dizaines de millions de personnes chaque année.

Cette seule année, le CERF a alloué quelque 110 millions de dollars à des  situations d’urgence négligées et sous-financées, de l’Afghanistan à  la  Somalie et au-delà, a-t-il rappelé.

« Le Fonds est intervenu dès que l’accès humanitaire a été ouvert à Ghaza  (Palestine) et a contribué à renforcer l’aide apportée à 2,5 millions de  personnes au Soudan », a tenu à préciser M. Guterres, ajoutant que lorsque  l’ouragan Melissa s’est approché des Caraïbes, le CERF a aidé les pays à  agir rapidement, en fournissant des financements, une aide à l’évacuation  et des fournitures essentielles qui ont donné aux familles un temps  précieux avant que l’ouragan ne touche terre.

« Il reste l’un de nos instruments les plus efficaces, avec une  surveillance rigoureuse et une expérience éprouvée dans l’acheminement des  fonds là où ils sont les plus nécessaires, au moment où ils sont les plus  nécessaires », a affirmé M. Guterres.

Cependant, le système humanitaire « est aujourd’hui confronté à son plus  grand défi », a averti le patron de l’ONU. En 2025, les contributions des donateurs ont fortement diminué et les  contributions prévues pour cette année devraient être les plus faibles  depuis 2015, a-t-il noté.

« C’est un moment où l’on nous demande de faire de plus en plus avec de  moins en moins », a regretté M. Guterres, exhortant les pays membres à  atteindre l’objectif d’un milliard de dollars pour le CERF approuvé par  l’Assemblée générale de l’ONU et à maintenir  la prévisibilité du  financement humanitaire pour les années à venir.

« En créant le CERF il y a 20 ans, la communauté internationale a fait une  promesse simple : en cas de catastrophe, l’aide viendra », a-t-il conclu.

(APS)  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to top button