Washington Post : un rapport secret américain lève le voile sur des violations sionistes massives des droits humains à Ghaza

Selon deux hauts responsables américains cités par le Washington Post, un rapport classifié émanant d’un organe de surveillance du gouvernement américain révèle que l’armée sioniste a commis plusieurs centaines de violations du droit américain relatif aux droits humains dans la bande de Ghaza.
Selon le journal américain, les conclusions du Bureau de l’inspecteur général du département d’État américain — organe indépendant chargé d’audits et d’enquêtes — marquent la première reconnaissance officielle par Washington de l’ampleur des actes de l’entité sioniste à Ghaza relevant des lois Leahy. Cette législation interdit toute aide sécuritaire américaine aux unités militaires étrangères impliquées de manière crédible dans de graves violations des droits humains.
Informé du rapport, Charles Blaha, ex-responsable américain du bureau chargé d’appliquer les lois Leahy au Département d’État, a exprimé sa crainte que la question de la responsabilité de l’entité sioniste soit reléguée au second plan après l’entrée en vigueur de cessez-le-feu à Ghaza.
Le rapport a été finalisé quelques jours seulement avant la conclusion de l’accord de cessez-le-feu.
Bien que le cessez-le-feu soit toujours en vigueur, mardi a été la journée la plus meurtrière depuis la conclusion de l’accord, les frappes aériennes sionistes ayant fait au moins 104 martyrs parmi les civils palestiniens, selon les autorités sanitaires locales, a fait observer le WP.
Les lois Leahy tirent leur nom de l’ancien sénateur Patrick J. Leahy (démocrate du Vermont), qui a parrainé une loi visant à imposer des sanctions aux unités militaires étrangères qui reçoivent des fonds des États-Unis et commettent des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et d’autres atrocités.
L’entité sioniste est coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, documentés et confirmés par l’ONU et des ONG internationales. Les travailleurs humanitaires ont également été ciblés. Parmi les faits les plus graves figurent l’assassinat de sept employés de World Central Kitchen par les forces armées sionistes en avril 2024, ainsi que la mort en martyr de plus de 100 Palestiniens et les blessures de 760 autres lors d’un rassemblement autour de camions d’aide humanitaire près de Ghaza en février 2024.
Le rapport américain classifié détaille comment, dans le cas de l’entité sioniste, une procédure administrative spécifique instaurée par des gouvernements républicains et démocrates successifs lui confère un traitement privilégié par rapport à d’autres pays visés par des accusations similaires de violations des droits humains.
(Agences)




